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 Play with fire [ft. Solel]

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Message(#) Sujet: Play with fire [ft. Solel] Dim 11 Fév - 22:06

La tension ne quittait pas ses épaules douloureuses, craquant à chaque mouvement. Le même manège depuis plusieurs semaines, plusieurs mois. Mais une finalité qu'il commençait à peine à toucher du bout des doigts. Pour l'instant, ses doigts ne se refermaient que sur du vide, que sur ses propres chairs, impuissant. Il fusillait du regard les dossiers qui recouvraient sa table, nouvelle décoration depuis trop de temps. Les visages le hantaient, lui rappelaient sa faiblesse. Mauvais Alpha. Il renversa la table non loin, animé par la rage. Incapable de protéger les siens. Il enfonça son poing dans le mur, faisant craquer le plâtre. Inutile. Impuissant. En colère. Un grognement sortit de sa gorge, tel un rugissement. L'appel de la souffrance. L'appel du sang. Il sentit le picotement caractéristique des griffes déchirant sa chair pour allonger ses ongles noirs de l'effort, il sentit ses yeux le brûler, sensible à la lumière agressive. L'homme se laissa choir au sol, les mains couvrant son visage, incapable de retrouver une respiration convenable. Il claque des dents, signe canin qu'il est inquiet, qu'ils sont inquiets. Il prend le temps pour se calmer, pour se retrouver. Si le contrôle est instable, il arrive à faire reculer le loup mais il sait, ils savent que ça ne suffira pas. Ça ne suffit plus. Alors les poches sont fouillées avec empressement, le téléphone est ouvert maladroitement, le message est envoyé avec brusquerie. Il n'y a jamais eu de forme après tout.

Un simple ordre, une simple adresse. Et un participe présent ne laissant aucune place à la désobéissance. Il sait que l'autre viendra ; il était obligé. Non pas qu'Adam contraignait d'une quelconque façon la liberté de cette personne, c'était simplement ainsi.
Il se hâte de se lever, jetant une veste négligemment sur ses épaules et sort sans un regard en arrière au désordre. Plus tard. Quand il serait calme. Une fois arrivé à l'hôtel, il ne prend même pas la peine de regarder le gérant, balançant simplement l'argent, arrachant les clefs de ses mains. Il précise d'une voix grondante et basse qu'une personne le rejoindra. Pas de discussion, pas de détails. Cet humain n'en avait que faire, en avait même la sordide habitude. Adam entre en manquant d'arracher la porte de ses gonds. Il est pressé, impatient. Le loup gratte contre sa barrière mentale. Le contrôle glisse lentement de ses mains. Situation hors de contrôle, un simple repli stratégique. Se cacher, il n'était bon qu'à ça finalement. Et le loup gronde. Et l'humain lève son majeur à son propre reflet. La relation est prête à se dégrader s'il ne se dépêche pas.

Finalement, des pas se font entendre dans le couloir. Le loup est impatient. L'humain insatiable. Ils veulent la même chose. Ne se battent même plus, il est la solution après tout. L'autre homme n'a pas le temps d'entrer, il se jette dessus, le plaquant contre la porte qu'il ferme à clef. Sauvage, comme toujours. Douloureux, comme toujours. Mais si jouissif. Adam ne le laisse pas parler, ne le laisse pas se déshabiller, il arrache ses vêtements. Il n'écoute pas les plaintes concernant de simple bout de tissus. Il en a envie. Maintenant.
Il n'a pas la décence de l'amener jusqu'au lit, c'est trop pressant. Solel n'avait qu'à se dépêcher. Il n'avait pas le droit de se plaindre. Pas alors qu'Adam glisse sa langue dans son cou, que ses mains parcourent avec hâte son corps, le découvre une énième fois. Le loup se nourrit des effluves de désir brut. L'humain se nourrit du corps contre le sien, de la chaleur rassurante, étroite. Il ne le voit jamais se dérober à ses caresses, toujours à se tortiller contre lui à la recherche de plus. Il ne l'entend jamais se plaindre de ses attentions, toujours à maugréer pour plus, toujours à geindre lorsqu'il se faisait un peu trop brusque. A réclamer plus lorsque ses griffes perçaient la peau de ses hanches, lorsqu'il se faisait sauvage. Lorsque parfois, il allait trop vite, trop loin, le loup prenait le temps de l'embrasser, de le caresser pour lui faire oublier, pour en un sens se faire pardonner. Le loup cherchait à satisfaire sa soif de désir, son appétit féroce qui grondait. Il était assujetti aux désirs du loup, les jambes accrochées autour de son bassin pour l'empêcher de fuir, le corps vibrant au rythme de ses coups de reins dévastateurs. Jamais ils ne se lâchaient du regard, défiant l'autre. Sauf lorsqu'ils se retrouvent tout deux au bord du gouffre, les lèvres humides, l'air électrisé. La respiration est difficile, saccadée, les jambes sont douloureuses mais ils ne bougent pas. Ils profitent des dernières miettes de ce plaisir sauvage.

Adam se laisse tomber sur le lit après y avoir déposer son amant. Il grogne. De satisfaction. Il rouvre les yeux au bout de quelques minutes, l'effort est difficile. Il regarde le félin, le dévisage silencieusement, les yeux toujours habités par cette animalité. Son regard descend sur son corps, toujours aussi malmené. Mais il trouvait dans ces marques une sorte d'art. Rendant ce corps quelconque joli. A lui. Il grogne à nouveau, enfonçant sa tête dans son oreiller, semblant des plus satisfaits. Baisse sa garde, face à l'animal inoffensif qui ne se plaint jamais de ses coups de reins, qui rit de ses grognements. Maintenant calme, maintenant l'esprit plus clair, les noms reviennent. Il sait. Il sait qui sont les coupables, il a enfin trouvé. Il va pouvoir les venger. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Celui sadique, celui qui promet une claire souffrance. Et il a envie de partager sa trouvaille, de partager ces noms. Après tout, son amant n'en fera rien. Il ne fait qu'écouter. Stupide animal. Il a compris le manège mais n'a pas envie de le relever, se berne à une réalité tout autre. Stupide animal.

« T'aurais pu faire plus vite. »

Il est joueur. Et mécontent. Il ne va pas le punir de ces minutes de retard ? Il l'a déjà assez malmené, assez puni de son corps contre le sien. A moins que ce soit cela qui plaît tant à Solel. A moins qu'il ne cherche autre chose.
Stupide homme brisé.

I'm a bad man
Ain't my fault
It's all I got
It's so bad, man
Broke my broken will
And I can't go back
Now I am
Who I am
You can't change me
'Cause you made me
I'm a bad man
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Message(#) Sujet: Re: Play with fire [ft. Solel] Dim 18 Fév - 16:30

Animal. Il n'y avait pas de règles, pas de promesses, et pas vraiment de caresses non plus. C'était brut. Dur. Puissant. Mais pas désagréable. C'était quelque chose qu'on ne traduisait pas, d'une langue à une autre ; d'un esprit à des mots. Rien qu'un état de fait qui comportait deux pantins se contentant de danser sur scène, puisqu'ils n'avaient pas de dialogues à répéter. Juste des mouvements, pour que jamais la poussière ne se dépose sous leurs pieds.

Contre sa cuisse vibre le boitier électronique... (Tu n'iras nulle part Phoenix) Une luminescence éclaire le charbon des iris : Dans le cadre du message, il y a un ordre. Une adresse, mais surtout un ordre. Étrangement, il n'a aucune envie de désobéir. On voit même l'esquisse d'un sourire qui décoche à la pointe de ses lèvres, comme on le ferait en se disant "J'en étais sûr". Sauf que ce serait mentir. Parce qu'on n'est jamais sûr de rien, surtout le concernant. En ce sens, la panthère au fond de lui se leva, s'ébroua, puis effectua une boucle dans son monde creux en réprimant un grondement. Son humain la confrontait occasionnellement à des canidés, mais celui-là était particulièrement délicat à gérer. Il n'y eut pas de réponse au message (c'est bien inutile : on répond à un ordre par l'action, pas par la réponse) mais seulement le nœud d'une cravate redressé pour rehausser le col sans pli d'un costume impeccable. Après avoir joué des touches ivoires et noires, la félicitée trainait encore sur son expression. C'est peut-être autant d'assurance qui pousse le faiseur de son à dépasser la porte d'un hôtel lambda, lieu de non-dits, où la réception lui délivre un numéro de chambre. On te connait jusqu'ici pour tes frasques, lançait le fauve quelque part entre les ombres.

Solel ne démentit pas.

Les portes défilent et il se plante devant le seuil d'une 215 à l'aspect quiet. Homme comme panthère se firent silence. Là-dedans vit un carnassier affamé, tu te rends compte ? Je vais entrer, et tu vas me promettre d'être sage. Sage comme quand on demande à un alpha de se taire juste avant la bataille. Un mouvement de poignée, et la porte s'ouvre d'un coup pour l'avaler lui : il n'a pas le temps de comprendre. Peut-être qu'il n'a pas envie. Une poigne malapprise absorbe son corps entre quatre murs et le voilà pris entre l'étau des crocs. Plaqué de force, l'épine dorsale qui bute contre le bois vernis et le corps qui s'effeuille comme milles pétales de rose. Des lèvres s'acharnent, précoces, désireuses et dévorent les pulpes, grimpent sauvagement de la naissance d'une épaule jusqu'à la nuque, puis retournent goûter les jumelles qui n'ont pas le temps de trouver l'échappatoire du souffle.

Il doit s'abandonner. Se soumettre, brutalement, implacablement. Sans autre choix que de se laisser découvrir, de voir ses parures précieuses débarrassées par les griffes. Pas de plainte à émettre - il n'a pas le temps ! Le colosse s'affaire, porte le corps plus fin que le sien et s'insinue avec langueur et férocité. Un sourire de délice s'empare du félin, gagne la comble du plus profond de ses entrailles et fait poindre la particule de désir au creux de ses reins. À l'ouverture des lèvres il murmure, susurre toujours plus plus plus, douleur mêlée à de la rage savoureuse. Le loup se heurte à lui, s'échoue jusqu'à la sensibilité intérieure et divine, perce entre la chair. Ils butent contre la porte, la feraient s'écrouler si elle n'avait pas été fermée à clé, coups répétés qui transcendent les corps et aboutissent de concert à l'apothéose. Des râles puissants et rauques, masculins et hachés.

Ensemble ils succombent dans une douceur immaculée qui ne leur ressemble pas. Draps de soie, pliés avec soin et habileté. Sur ses flancs nus chuchotent les étincelles des éraflures, brillantes et à vif, parce qu'un molosse a déchiqueté en même temps qu'il a aimé. Tout fait mal, semble briser, et pourtant il subsiste en lui et noie les synapses de son cerveau, un nid de chaleur extrême et brouilleur, suffisant pour lécher les maux avec une adorable symphonie qui résonne toujours dans les tympans. Un musicien se complait dans le silence qui suit le chant en canon.

Et plus vite qu'il dit le loup ! Se dépêcher qu'il alerte, la prochaine fois ce sera pire. Tu ne sentiras plus le bas de ton corps félin. La voix qui prend entre les oreillers tamise un autre ordre. Oui oui qu'il répondrait Phoenix, mais sa bouche est cousue de silence. Le dos qui embrasse les draps, ses deux yeux noirs plantés dans le plafond qui s'étiole, le bras droit plié pour soutenir son occipital. On entend encore un soupir de grâce qui ploie sous le relief de ses lèvres, le corps fébrile. Un peu de temps mon alpha, et je reviens vers toi. Il n'a pas été tendre. Il n'a pas été soigneux. Le pianiste sent les tremblements qui fourmillent dans ses jambes et plus haut encore, remontent le souvenir d'une scène primitive. D'accord, tu as eu ce que tu voulais. Maintenant, à mon tour.

"Tu me rembourseras ce costume."

C'est tout. C'est tout... ce qu'il eut la force d'articuler. Sous les lambeaux de son ensemble, il réfléchissait déjà à la façon dont il allait évacuer des lieux sans devoir demander à la panthère de prendre le relais - il n'apprécie pas de devoir lui laisser les rennes après avoir couché avec quelqu'un. Enfin, couché. Se faire dévorer. Silence des deux hommes qui se repaissent de leur danse muette. Peu à peu le filet opaque de ses pensées reprend de son intellect. "Je te sens prêt à frapper plus que dans un corps, Warner." Passablement il avait décelé la hargne, la colère, le mépris, le dégout, la peur peut-être. Dans les coups de bassin et les râles, il y avait plus que le simple désir de se libérer physiquement. C'est plus terrible encore. Quoi donc, grand méchant loup ? Parle, ta panthère est tout ouïe.
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