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 Peint mon portrait, je te dirais qui tu es

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Message(#) Sujet: Peint mon portrait, je te dirais qui tu es Mer 31 Jan - 20:24

*Est-ce qu'il vous ait déjà arrivé d'avoir une musique particulièrement agaçante dans la tête ? Vous savez, cette chanson que vous connaissez par cœur malgré vous, et qui revient sans raison apparente se répéter inlassablement dans votre esprit. Celle qu'à une époque vous avez adoré écouter en boucle et qui maintenant vous sort par les yeux.

Lorenzo, c'était cette chanson.

Bordel ce qu'il était tenace.

Pourtant dieu sait qu'elle s'appliquait Bellamy. Depuis neuf ans elle l'évitait soigneusement. La chose avait été plutôt aisée lorsqu'il était encore aux Etats-Unis, elle ignorait ses mails, ses appels, ses textos ou tout autre chose qu'il aurait pu envoyer. Mais visiblement quelqu'un lui en voulait personnellement là-haut parce qu'il avait décidé sans aucune raison particulière de revenir vivre à Iverness.*

- Eden ? Eden est-ce que tu m'écoute au moins ?

*Non, elle écoutait pas. Parce que son agent était chiant, qu'elle en avait marre de ses recommandations d'une heure avant chaque exposition pour être certain qu'elle ne fasse pas de scandale.*

- Oui j'écoute. « Je suis l'assistante de l'artiste, je la représente en cas de négociation pour l'achat d'une œuvre. Bonsoir, ravie de vous rencontrer et blablabla ». C'est bon je le connais par cœur ton discours, pas besoins de répétition. Ou est-ce que t'as rangé le champagne ?
- Oh bordel. Rappel moi pourquoi je suis ton agent ?
- Parce que je te rapporte un fric monstre, alors sourit et profite de la soirée, ça va aller.


*Une heure plus tard, la foule avait envahie la galerie. Eden se tenait là, verre à la main, à observer la population de la soirée. Des amateurs d'art pour la grande majorité, puis il y avait les curieux d'un soir qui avait envie d'originalité pour leur sortie du jour.
L'exposition de ce soir était particulière, il y avait exactement 14 tableaux, un par an depuis qu'elle avait commencé à peindre. Elle trouvait cette idée affreuse, sa première peinture était loin d'être du grand art, mais son agent avait insisté. Le problème, c'était le sixième. Un portrait de Lorenzo qui datait de la première année qu'elle avait passée loin de lui. Un espèce de Dorian Grey en mutation, elle ne l'avait pas épargné. Dessus, il se regardait dans un miroir en nouant sa cravate. Ses mains recouvertes de sang dégoulinaient sur le sol, les coins de ses lèvres marquées de coup de pinceaux semblables à des cicatrices. Et son costume s'évaporait en volutes menaçantes semblant lui dévorer le corps. Un homme à la gueule d'ange, au reflet de démon.

Tu étais dans une rage folle je me souviens, murmure sa panthère qui se prélasse dans son esprit. Il m'a fait du mal. Tu t'en fais très bien toute seule, elle s'agace. Il faut dire qu'elle en a bavé la féline, elle garde un très mauvais souvenir de cette période, Eden avait joué aux montagnes russes avec sa propre vie, se tâtant d'y mettre un terme en la foutant en l'air avec application. Il va venir ce soir, il vient à chaque fois.

A chaque. Putain. De fois.

Une routine incessante, à répétition elle l'avait fait mettre dehors sans lui adresser un mot. Mais il lâchait jamais le morceau Cavalieri. Un vrai requin. Le métier d'avocat lui convient parfaitement.*

- Eden ! C'est l'heure de ton discours.

*La phrase était murmurée mais elle avait envie de crier. Elle détache ses yeux du portrait maudit et monte sur l'estrade pour son discours.

Oh.

Pause.

Merde.

Il est là.

Son agent la bouscule discrètement et son regard est un instant embué alors qu'elle le détourne avec difficulté de l'objet de ses pensées. Elle se racle la gorge pour reprendre contenance, applique sont plus parfais sourire de convenance, le fige sur son visage, et se lance.*

- Bonsoir et bienvenue à tous ! Je pense pouvoir parler au nom de Hell et de son agent en disant que nous sommes véritablement ravis de vous voir ici ce soir ! Pour ceux qui ne me connaisse pas je suis Eden Bellamy, assistante et représentante de l'artiste vedette de la soirée, cette dernière ne souhaitant pas révéler son identité. Mais avouons le, cette attendrissante timidité, c'est ce qui fait tout son charme !

*Une vague de rire de sympathie secoue les invités, la glace est brisée. Et Eden, dans son parfait petit rôle d'hôtesse aguerrie, poursuit son discours avec un entrain calculé au millimètre près.*

- Comme vous le savez sans doute, cette exposition est très importante pour Hell et représente un grand défis puisque ce soir, et pour la première fois de sa carrière, elle expose les œuvres de ses débuts. C'est son évolution d'artiste purement mise à nue devant vos yeux, de sa plus primaire et amateur toile à la dernière en date, expression vive de ce style si particulier que nous aimons tant. Toutes les œuvres sont bien entendue disponibles à la vente, un prix est affiché à titre indicatif pour chacune. Dans le cas ou plusieurs personnes serait intéressées par la même œuvre, une enchère sera organisée en fin de soirée. Sur ce je ne vous retiens pas plus et vous laisse à votre exposition, très bonne soirée à tous !

*Les typiques applaudissements contenus retentissent alors qu'Eden descend de l'estrade et attrape au vol la coupe de champagne que lui tend son agent.*

- Parfaite. Tu vois c'était pas si terrible.
- La prochaine fois c'est toi qui parle.
- Mais oui bien entendu. Allez je te laisse aux affaires, j'ai des gens riches à aller charmer.


*Elle l'observe partir, blasée et amusée par son zèle d'escroc si caractéristique. Mais son sourire se fane alors qu'avant même le voir, elle sent Lorenzo approcher. Soirée mouvementé en perspective.*
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Message(#) Sujet: Re: Peint mon portrait, je te dirais qui tu es Mer 31 Jan - 21:52

*Neuf ans. Neuf ans qu’il n’avait plus vue son amie – car tout ce que tu pouvais penser de lui, il te considérait toujours comme tel, et n’hésiterait pas à te venir en aide si besoin. Neuf ans qu’il lançait des contacts dans le vide, sans réellement attendre de réponse. Un peu comme lorsque l’on lance une bouteille à la mer : on sait qu’il y a peu de chance que le message soit un jour lu, mais si c’est le cas et bien on est heureux. Le fait que tu n’aies jamais changé d’adresse ou de toujours recevoir les accusés réceptions après neuf ans lui faisait garder espoir : peut être lisais tu ses mails, même si tu n’y répondais pas. Peut être qu’un jour tu lui répondrais ? Ouais. L’espoir fait vivre. Tu es bien l’une des seules personnes à pouvoir évoquer de l’espoir pour Lorenzo, et c’est loin d’être mince comme affaire. Intérieurement, le lion bat de la queue avec mécontentement. Il n’aime pas ce que votre amitié est devenue.

Comme chaque fois depuis trois ans, depuis qu’il est revenu, il s’est renseigné sur les dates de tes expos. Il ne sait pas trop ce qu’il espère : qu’un jour tu viennes lui parler comme si de rien était ? Sans doute pas. Mais au moins il te voyait. Dit comme cela, il devait vraiment avoir l’air d’un psychopathe.. mais sans doute n’était-il pas bien différent d’eux. Qui tenterait de garder le contact de manière aussi obsessionnelle pendant neuf ans ? Pas grand monde, c’est sure.

Lorella resterait chez un membre de la meute qui avait gentiment accepté de la garder pour ce soir. Il avait plus confiance en eux qu’en n’importe qui en ce qui concernait cette enfant. Elle était la prunelle de ses yeux. Quelques heures avant de venir, il se tenait face à son miroir, imitant sans réellement le savoir la scène que tu avais représenté de lui. Costard noir, chemise blanche éclatante. Regard intense et cheveux désordonné – il n’était jamais parvenu à les dompter. Derrière lui, une petite fille lui ressemblant étrangement : longs cheveux sombre, un regard envoûtant et un sourire capable de faire craquer toutes les nounous qu’elle avait jusqu’à présent. Son petit ange était un démon, comme son père.

Lorsque l’heure fut venue, il attrapa les affaires de l’enfant et se dirigea dans la voiture, avant d’aller la déposer. Les recommandations d’usage faites – et il faut bien l’avouer, une immense difficulté de la part du jeune homme à se détacher de sa fille – il se mettait en chemin vers l’exposition. Sur le chemin il se transformait. Du père de famille responsable et protecteur il passait au jeune homme sur de lui, avocat de renommée et séducteur aguerri. Peut être rentrerait-il accompagné ce soir, qui sait ? Il n’en était pas encore là. Et de toute manière, il était hors de question pour le jeune homme de jeter son dévolu sur une femme présente à l’exposition : bien que tu fasses tout pour l’éloigner, il n’était pas sure de ta réaction si tu le voyais te délaisser à nouveau pour une simple inconnue. De toute manière, elle n’en vaudrait pas la peine.

Arrivé sur place, il prend la peine de faire le tour de l’exposition. Peut être achètera-t-il une toile aujourd’hui ? il se demande comment tu réagirais à cela. Encore une énigme… Planté devant l’un de tes tableaux – celui qui le représentait – il ressent un mélange de nostalgie et d’amertume. Son départ t’a réellement attristé, il en a conscience. Sans doute aurait-il du faire les choses autrement, mais il n’en avait pas été capable. Il avait ressenti ce besoin de s’éloigner de la famille, ce qui l’avait également éloigné de toi.

Soudain, une présence à ses côtés. Une femme un peu plus âgée. Pas un laideron, mais pas un mannequin non plus. Vu comment elle est habillée elle doit être aisée, et il ne peut s’empêcher de se dire qu’au moins cela te rapportera une certaine somme d’argent.

-Très belle toile n’est-ce pas ? Je connais personnellement Hell vous savez, si ces toiles vous intéressent, je pourrai vous la faire rencontrer… De nouvelles peintures sont en cours, elles sont sublimes vous verrez ! Peut-être pourrions-nous en discuter autour d’un café, un de ces jours ?

*Regard qui se veut surement langoureux, mais pour lui cette femme a perdu le peu d’attrait qu’il lui accordait dès ses premiers mots. Il sert la mâchoire, se tournant légèrement vers la femme. Il ne savait pas trop si cette tentative était juste pour faire connaissance avec lui, ou si une véritable fausse peintre se cachait derrière cette histoire. Sans doute était-ce à creuser, mais il ne comptait pas rentrer dans ce jeu là…

Tandis qu’il aborde un sourire glacial, le jeune homme se penche vers elle. Une aura animale l’entour, il est prêt à sortir les griffes*

-J’ignore si vous me pensez suffisamment idiot pour croire à votre petite mise en scène, ou s’il s’agit juste d’un prétexte pour obtenir un rendez-vous ou n’importe quelle idiotie de ce genre. Quoi que ce soit, sachez que c’est perdu d’avance : personne ne peut imiter le style de Hell. Et pour un rendez-vous, vous parer de beaux atours ou de bijoux ne changera rien : une guenon, même apprêtée reste un misérable singe. Maintenant déguerpissez et si je vous vois encore tenter d’approcher un client avec cette ridicule proposition de lui présenter Hell, vous le regretterez.

*Un feu glacial brûle dans ses prunelles lorsqu’il se redresse. C’est aussi un autre aspect de lui à présent : blesser gratuitement des inconnus est loin de lui déplaire. Arborant un petit air satisfait, il tourne les talons pour aller prêter attention au discours. De son côté la femme qui l’a abordé est aussi blanche qu’un cadavre : indignation, colère, mais peut être un peu de peur car l’avocat n’est pas des plus rassurant quand il menace.

Il écoute le discours d’une oreille. Cette image préfabriquée, ce n’est pas toi et il le sait. Pourtant il ne peut le dire à personne, non pas qu’il en ait l’intention : ce secret est l’un des rares privilèges qu’il possède vis-à-vis des autres, et il compte bien le garder. La présentation se termine, et il décide de profiter du fait que tu n’es pas encore entourée de dizaines de fans pour tenter une approche.

Le regard sur de lui, dégageant une prestance qui s’est installée depuis des années déjà le jeune avocat s’approche, bien conscient qu’il risque un rejet des plus conséquent. Mais s’il n’essaie pas, il ne le saura jamais. *

-Beau discours, mademoiselle l’assistante.

*Une voix amusée, mais un regard doux comme il n’en a plus arboré depuis longtemps. Un regard amical qu’il ne pose plus sur grand monde à présent, tandis qu’il lève son verre. Il préfère ne pas lancer les hostilités trop rapidement, et se contente de lever la coupe qu’il tient dans ta direction*

-Me feras-tu l’honneur de trinquer ?
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Message(#) Sujet: Re: Peint mon portrait, je te dirais qui tu es Mer 31 Jan - 23:27

*Torture : Souffrance physique ou morale extrême. Tourment moral : torture de l'âme, de la conscience, torture intérieure, torture de l'absence, de l'amour.

La souffrance d'Eden était à la hauteur de sa rancoeur et de sa colère. Il aurait été si simple de juste couper les ponts avec lui, rompre tout contact et vivre pour le mieux dans le meilleur des mondes sans s'en préoccuper davantage. Mais la vérité était bien moins attrayante. Il lui manquait horriblement, et c'était une torture de chaque instant.

Elle les avaient tous lu, les innombrable messages qu'il lui avait envoyé. Et pas qu'une fois, elle s'était gavée jusqu'à plus soif de chacun de ses mots. Elle n'avait aucune foutue idée de pourquoi, mais elle l'avait fait. Alors, je sais ce que vous vous dites : si il lui manquait tant, pourquoi le fuir continuellement ?

La peur.

Elle avait perdue toute confiance en lui à la seconde où il avait quitté le pays à cause d'une peine de cœur. A cause d'une autre personne qu'elle. Pire que tout : une femme, sa petite amie. Bon sang ce qu'elle avait détesté cette Ashley. A la seconde où elle avait pointé le bout de son nez dans la vie de Lorenzo, Eden l'avait fuit comme la peste ne souhaitant rien avoir à faire avec elle. Force est de constater que c'était l'une des meilleures décisions qu'elle avait prise dans sa vie.
Eden fuyait Lorenzo parce qu'elle avait horriblement peur qu'il lui fasse du mal à nouveau. Elle n'était pas stupide, elle se connaissait par cœur Bellamy, elle était bien trop attachée à lui. Bien trop pour son propre bien. Si elle le laissait entrer de nouveau dans sa vie, elle était persuadée qu'un jour où l'autre, elle le regretterait, et le fuir, peindre un tableau, l'ignorer, ça ne suffirait pas cette fois.

Sa panthère se redresse à l'instant où le brun la rejoint, elle a toujours aimé Lorenzo, surtout son lion. Et lorsqu'il lui parle, lorsque sa voix grave et suave résonne, la traitresse ronronne. Ravie de voir que je suis soutenue dans mes bonnes résolutions. La féline ignore sa protestation venimeuse, toute concentrée qu'elle est sur l'italien à leurs côtés. Il lui propose de trinquer, mais elle n'esquisse aucun geste, hésitante. C'est délicat, un premier contact, c'est promesse de replonger. Elle avise la foule du regard, mais la sécurité est à l'entrée et la jeune femme n'a aucune envie de faire un scandale, surtout pas ce soir, bien trop de personnes importantes et au portefeuille fourni sont présent.

(Trinque avec lui bon sang ! Ca a assez duré comme ça, arrête de l'ignorer!). La protestation de sa panthère la fait sursauter, elle d'habitude muette comme une tombe. La surprise prend le dessus, et déstabilisée, Eden finit par le regarder. Il a toujours sa coupe levée et sans vraiment s'en rendre compte, elle lève son verre, et trinque avec lui. Bien vite consciente qu'elle vient de réaliser ce premier contact qu'elle essayait d'éviter, elle détourne vite les yeux et porte le nectar à ses lèvres, cul sec. Je préfère quand tu ne parle pas.
Elle s'apprête à prendre ses jambes à son cou lorsque son agent arrive, dans son charme et son euphorie si caractéristique.*

- Eden ! On a déjà trois toiles qui ont trouvé preneur, l'une d'elle va même faire partie des enchères, il y a deux personnes d’intéressée !
- C'est super...


*Répond la brune sans conviction alors qu'elle sent la catastrophe arriver à plein nez. Et effectivement, l'instant d'après, l'attention de l'homme se concentre sur Lorenzo, il fronce légèrement les sourcils, confus. Puis il avise la toile qui se trouve à leur côté. La fameuse.*

- Oh je vois que l'on a une célébrité à nos côtés ! Ravi de vous rencontrer je suis Jacob, l'agent d'Hell.

*Il sert la main de l'avocat, visiblement plus que ravis de rencontrer un modèle de son artiste. Et pour cause, Eden ne lui a jamais présenté personne, sa défunte grand-mère étant la seule qu'il ai déjà côtoyé.*

- Un ami à toi Eden ?

*Ah. La question fatale. Il y a neuf ans, elle aurait répondu sans une once d'hésitation. Aujourd'hui, elle préfère esquiver habilement la question.*

- Jacob je te présente Lorenzo Cavalieri, avocat de profession. Lorenzo vivait aux Etats-Unis depuis plusieurs années mais il a décidé de revenir à Iverness il y a trois ans.
- Retour aux sources c'est ça ? Moi aussi je me suis essayé à la vie à l'étranger, mais Iverness à ce charme irrésistible de mon enfance ! Et puis on y trouve de véritable perle, comme notre chère Eden ici présente !
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Message(#) Sujet: Re: Peint mon portrait, je te dirais qui tu es Jeu 1 Fév - 0:09

*Il patiente, verre levé et regardé posé sur toi. Il sent l’aura de la panthère en toi, et est rassuré de voir qu’elle semble toujours favorable à sa présence. Son lion rugit de plaisir, et il retient avec peine un sourire amusé – pas question de tendre encore plus l’ambiance qui est déjà électrique.

Lorsque ton verre vient doucement choquer le sien, il est surpris. Après toutes ces tentatives de contact ratées, il s’attendait presque à ce que tu tournes les talons le plus rapidement possible pour t’éloigner de lui et te plonger dans la foule d’admirateur prêt à tout pour en savoir plus sur cette artiste fabuleuse qu’ils venaient de découvrir. Mais ils ne pourraient jamais la connaitre comme il la connaissait… Comme il t’avait connu. Car les gens changent, chacun à leur manière. Il n’y a qu’à voir le jeune Cavalieri : si il y a 10 ans on lui avait dit qu’il collectionnerait les conquêtes et serait un tel goujat avec celles-ci que Grand Ma Cavalieri se retournerait dans sa tombe il ne l’aurait jamais cru. Il avait toujours été taquin, mais sa nature protectrice avait pris le dessus et ses plaisanteries n’étaient jamais bien méchante. A présent il n’avait plus qu’une seule envie, blesser autant qu’il l’avait été. A cette idée, il sent ses poils se dresser, comme si le lion en lui gonflait sa crinière de mécontentement.

Il a de la chance le jeune homme, son animal et lui ont toujours été en parfaite harmonie. Il n’y avait que lorsqu’il avait rencontré Ashley que tout avait dérapé : si son animal avait reconnu en elle son âme sœur, il avait également compris qu’il y avait des qualités noires chez la jeune fille qui ne pourraient que briser le cœur de son compagnon d’esprit. Et en effet…

Un sourire sincère vient barrer son visage, et il porte lentement la coupe à ses lèvres, sans lâcher ton regard. Premier contact établi, il a presque envie de cocher fièrement la liste imaginaire qu’il s’était établi. Bon le problème étant qu’il ne s’attendait tellement pas à valider la première étape, qu’il n’a aucune idée de la seconde. Mais ce n’est pas bien grave, il va trouver une solution. Il trouve toujours après tout, n’est-ce pas ?

Son lion semble lui souffler de tenter une approche, un contact. Une étreinte, peut être ? Il est fou, Lorenzo en est convaincu :ce serait le meilleur moyen de te brusquer. Peut-être cela lui permettrait-il d’être fixé sur l’état de votre relation, mais il ne veut pas y arriver de cette manière. Pas en te faisant du mal.

Heureusement il n’a pas le temps d’y réfléchir de manière plus poussée que ton agent se joint à vous. Quelques secondes suffisent au jeune homme pour qu’il le considère comme un personnage haut en couleur et il ne sait pas trop comment se comporter. Il ne compte pas réserver son affection à tous tes amis, il ne faut pas trop lui en demander. Finalement, lorsque tu le présentes il se contente de sourire avant de tendre une carte de visite. Sait on jamais que l’abrutie de tout à l’heure soit sérieuse*

-C’est bien cela. J’ai eu la chance de grandir avec Eden, et il faut dire qu’elle m’a beaucoup manqué, durant mon séjour. Elle est sans doute une des raisons qui m’a ramené ici.

*Le fourbe ne t’avait pas lâché du regard en prononçant ces mots. Ce n’est pas totalement faux, en soi : il aurait très bien pu chercher une meute aux USA, ou dans un autre pays. Inverness était une facilité, il fallait l’avouer mais cela lui permettait aussi de trouver une excuse pour revenir.

Il prit cependant bien soin de ne pas parler de Lorella : t’annoncer de but en blanc qu’il était papa n’était surement pas la meilleure solution pour établir un contact durable.

Finissant enfin par te lâcher du regard, il demande naturellement*

-Est-ce que cette toile a déjà trouvé un acheteur ?

*Il désigne celle où il est représenté. Il est curieux de voir la manière dont tu vas réagir*

-Sinon, je la prends. Si elle en a déjà un... vous pouvez l'ajouter aux enchères.

*Cette fois, c'est un sourire carnassier qui prend place sur son visage. Il ne compte pas laisser cette toile passer...*
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Message(#) Sujet: Re: Peint mon portrait, je te dirais qui tu es Jeu 1 Fév - 13:13

*Jacob était un homme pour le moins détonnant et surtout particulièrement doué pour les faux semblant. C'était assez impressionnant de voir le contraste entre sa personne en privé et en public. Lorsqu'ils n'étaient que tout les deux, c'était un type particulièrement blasé et facilement irritable, il faut dire qu'en ce qui la concernait, elle lui donnait du fil à retordre, elle ne comptait plus les innombrables crises qu'elle lui avait fait subir parce que son stress déclenchait sa maladie. Il ne s'en plaignait pas, principalement parce qu'il ne la ménageait pas non plus. Constamment il la faisait sortir de sa zone de confort, l'obligeait à organiser des expositions, et à y participer. Ce n'était pas innocent, il savait que son inspiration et son envie de peindre était en lien direct avec ses émotions. Mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, Eden s'en moquait. Grâce à lui, elle pouvait vivre de son art, elle ne demandait rien de plus.

Et en public, il était ainsi : charmeur, bavard, enthousiaste et incroyablement curieux et indiscret.

Il lui a donné sa carte de visite. Pourquoi il a fait ça ? Est-ce que j'ai l'air d'avoir envie qu'ils gardent contact ces deux-là ? NON. PAS DU TOUT.
Petit rappel à l'ordre de sa féline, qui mécontente claque des babines. Elle n'aime pas voir l'humaine perdre son calme, c'est souvent annonciateur de drame. Mais la panique d'Eden est vite remplacé par la colère, alors que cet enfoiré la provoque en clamant fièrement que oui il est un ami, et pas n'importe lequel avant d'avoir le culot d'ajouter qu'elle est l'une des raisons de son retour. Elle le fusille du regard, scandalisée par son audace et sa vantardise à peine dissimulée.

Lorsqu'enfin ses orbes cessent de la fixer, elle est persuadée que son calvaire est terminé. Qu'il va s'en aller, prendre congé et qu'elle pourra recommencer à mener son quotidien bancal loin de lui. Que maintenant qu'il a eu l’interaction qu'il recherchait tant, même aussi brève, il va lui foutre la paix et arrêter de la chercher continuellement, la forçant à se faire violence pour le tenir éloigné.

Sauf que non.

Ce serait mal le connaître.

Ses yeux s'écarquillent un bref instant, ahurie par ce qu'il vient de demander. Elle tourne immédiatement le regard vers Jacob, priant pour qu'il comprennent la détresse de sa situation, qu'il lui sorte un bobard, comme quoi le tableau est le seul qui n'est pas à vendre. Mais Jacob aime l'argent, et il adore encore plus les enchères. Et elle le voit presque danser intérieurement devant le sourire carnassier de Lorenzo.*

- En effet elle a trouvé un autre intéressé, mais je suis absolument ravis de l'ajouter aux enchères, c'est toujours un grand moment de voir plusieurs personnes porter un si grand intérêt à une même œuvre !

*Putain. Elle va le tuer. Elle va les tuer tout les deux.

Jacob s'approche légèrement de Lorenzo un air de conspirateur sur le visage, comme pour le mettre dans la confidence.*

- Et puis entre nous, vous le méritez bien plus, après tout, c'est vous le modèle ahah !
- Ok ça suffit !


*Jacob se tourne vers elle, surpris par son intervention et Eden s'insulte intérieurement. Pour la discrétion et la maitrise de soi, on repassera. Elle se racle la gorge pour reprendre contenance et affiche un sourire gêné avant de poursuivre plus calmement.*

- Jacob quelqu'un pourrait t'entendre, tu ne voudrais pas qu'on t'accuse de favoritisme non ? Tu sais quoi tu devrais aller lécher les bottes des Jones, ils sont devant la même toile depuis dix bonnes minutes je suis certaine que tu peux essayer les convaincre d'investir.
- Essayer ? Ils vont claquer leur héritage crois moi. Je vous laisse, profitez de votre soirée !
*à Lorenzo* On se revoit tout à l'heure.

*A peine Jacob partit qu'Eden attrape le bras de Lorenzo et l'emmène à l'écart, non loin des vestiaires.*

- Non mais à quoi tu joue Lorenzo ?!


Dernière édition par Éden Bellamy le Jeu 1 Fév - 13:40, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Peint mon portrait, je te dirais qui tu es Jeu 1 Fév - 13:40

*Pas besoin d’être un génie pour voir que le fait qu’il donne sa carte à ton agent ne te plait pas. Pourtant, il est parfaitement sérieux : il est le meilleur – et il n’y a aucune vantardise là dedans. Ajoutez à cela le peu de scrupules qu’il éprouve dès lors qu’il s’agit de gagner un procès et vous aurez un coktail détonnant qui ne manque pas de faire des ravages chez la partie adverse. Surtout lorsqu’il a des liens avec les personnes qu’il défend… Si tu as des ennuis avec la justice, il n’hésitera pas à s’en mêler. Quitte à faire discréditer un par un tous les avocats que tu engageras pour l’éviter jusqu’à ce qu’il soit le dernier en possibilité d’exercer aux alentours.

Il se tend légèrement, se préparant à l’explosion. Il te connait bien depuis le temps, et cette grimace n’annonce rien de bon. Le lion aussi se tend, et sans qu’il ne s’en rende réellement compte son aura devient apaisante, plus douce. Il se fait presque engueuler par le félin mentalement, ce qui ne manque pas de l’agacer : dire que sa moitié féline le poussait à tenter un contact il y a quelques minutes à peine… Il n’y a décidément pas plus mauvaise foi qu’un félin. Ou qu’un Cavalieri, à voir.

Son regard se ramène régulièrement vers toi, te mettant un peu au défi de le contredire. Si toi tu ne le considère pas comme un de tes amis, la réciproque n’est pas vrai et à présent il est certain que le message est passé. Il ne compte pas laisser tomber. Ni maintenant, ni dans un mois, ni dans un an. Nulle doutes qu’il y a encore des choses que tu ne sais pas et qui ne te plairont pas, mais il reste persuadé qu’il y a moyen de les surmonter. Le pauvre, il ne sait pas ce qui l’attend…

Croisant ton regard noir, c’est un immense sourire, fière et un peu canaille qu’il t’adresse. Ce n’est pas bien de provoquer ? Il le sait, mais ne peut s’en empêcher. Visiblement, il n’y a que cela qui peut te faire réagir.

Reprenant un air de connivence avec ton agent – finalement, vu son amour pour l’argent peut être qu’il finira par l’apprécier le bougre.. et sans doute celui-ci appréciera-t-il son porte feuille – il hoche la tête à tes mots, clairement amusé*

-Ne vous en faites pas, je ferai en sorte de la mériter pour autre chose que ma qualité de modèle. Attendez-vous à au moins une somme à six chiffres, au moins.

*il n’exagérait pas. Après avoir travaillé pendant des années et fait des placements intéressant sans jamais partir en vacances ou faire une seule dépense inutile, Lorenzo avait largement les moyens de débourser une telle somme. Suivant du regard l’agent qui s’éloigne, il hausse un sourcil à l’intention de la jeune femme qui l’entraîne à l’écart. Deuxième contact de la soirée ? il ne savait pas vraiment si cela annonçait une bonne ou une mauvaise nouvelle, mais l’orage qui battait son plein dans ton regard eu tôt fait de le mettre sur la voie.

Intérieurement, son Lion pousse un rugissement las. S’il le pouvait, il s’adresserait directement à la panthère « Désolé, il est con. Mais j’y travaille, je te jure ». De son côté, Lorenzo secoue doucement la tête, posant sa main sur celle qui tient toujours son bras*

-A rien du tout. Cela fait longtemps que je souhaite acquérir une de tes œuvres, j’ai profité de l’occasion. Ca te pose problème ?

*On y était. Moment dangereux car il savait parfaitement que cela te posait effectivement problème. Restait plus qu’à gérer l’affaire pour que tu ne fasse pas une crise en plein milieu de l’exposition…*
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Message(#) Sujet: Re: Peint mon portrait, je te dirais qui tu es Jeu 1 Fév - 16:39

*Eden n'avait jamais été aussi furieuse envers sa panthère et cette dernière se faisait d'ailleurs toute petite dans son esprit. C'était de sa faute, c'est elle l'avait poussé à trinquer avec lui, c'est elle qui n'en avait rien eu à faire de ses états d'âmes. Les oreilles baissées, elle s'excusait. Elle-même regrettait un peu, les choses avaient pris une tournure inattendue et il fallait avouer que l'italien avait un don tout particulier pour la provocation et vous donner une irrésistible envie de vous cogner la tête contre les murs. Oui, même la panthère avait envie de s’assommer contre la caboche de son hôte.

Le pire c'est qu'il adorait ça le salopard. Non seulement il devait trouver ça particulièrement drôle mais elle était prête à parier que de son point de vue, il passait une excellente soirée.
Elle lève les yeux au ciel lorsque sa main se pose sur la sienne et la retire sans ménagement. Non mais et puis quoi encore ? Il va la prendre dans ses bras après ça ? Il a vraiment l'audace de penser que c'est le bon moment pour se permettre de la toucher ? La réponse est sans une once d'hésitation : même pas en rêve.*

- Pour un prix à six chiffres ?! Oui ça me pose problème ! Mes œuvres ne se vendent jamais à plus de cinq chiffres. Tu m'a pris pour une pute ou quoi ? Tu penses qu'il te suffit de te ramener et me payer mon salaire de l'année pour que je revienne vers toi comme une fleur ? Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué ça fait neuf putain d'années que je te fuis, si un chèque pouvais arranger les choses, ça se saurait !

*Sa panthère grogne, pas contre Eden mais contre cette saloperie de TPB qui émerge doucement de l'ombre et grandit. Eden s'arrête net de parler apeurée alors qu'elle sent les larmes lui monter aux yeux. Oh non, surtout pas maintenant. La vente aux enchères est dans une demi-heure à peine c'est vraiment pas le moment de faire une crise. Elle s'éloigne de Lorenzo, se précipite aux loges réservées aux exposant, elle se poste devant son miroir, tremblante. Il faut que je me calme, il faut que je me calme. Ca va aller.
Elle aurait dû le voir venir à des kilomètres ce moment. Celui ou elle serait tellement nerveuse que ça finirait par se transformer en une saloperie de peur panique. Bon sang ce qu'elle se hait dans ces moments là. Elle entend la porte se refermer derrière elle et elle sait que c'est lui, elle ferme les yeux, elle ne veut pas le voir. Elle inspire et expire doucement pour tenter de stopper la vague de sa crise qui menace de pointer le bout de son nez.*

- Pourquoi t'es là ? Pourquoi est ce que tu lâche pas le morceau. Franchement je suis épuisée de toujours avoir affaire à la même rengaine, tu débarque et je te fuis. T'en a pas marre toi ?

*Elle ouvre les yeux, se redresse et se tourne vers lui. Lui parler est une très, une énorme mauvaise idée. Colossale. Mais au point ou elle en est, elle est plus à ça près. Autant s'enfoncer encore un peu plus dans son merdier.*

- Je veux la vérité, pas l'un de tes mensonges tout préparé.
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Message(#) Sujet: Re: Peint mon portrait, je te dirais qui tu es Jeu 1 Fév - 17:35

*Son regard posé sur toi il se rend compte qu’il est allé trop loin. Il le regrette, c’est certain, mais d’un certain côté cela lui permet d’avoir enfin une réaction de ta part. S’il s’était contenté de jouer la courtoisie, il était certain que cela aurait continué. Mails de sa part, absence de réponse de la tienne. Un silence semblant sans fins, tout simplement parce qu’il aurait eu le malheur de partir des années plus tôt. Pour lui il ne s’agissait pas d’un abandon. Il avait gardé contact. T’avait invité, de nombreuses fois. Et pourtant tu avais laissé tous ses messages sans réponses. Il recevait les accusés réceptions de l’annulation des billets d’avion qu’il t’envoyait, ainsi qu’un silence plus parlant que n’importe quelle dispute. Alors maintenant qu’il pouvait enfin obtenir une réponse de ta part, même si s’était pour se faire incendier, il n’allait pas s’en plaindre.  Il aurait juste préféré ne pas avoir à te pousser dans ses retranchements pour en arriver là…

Laissant échapper un soupir, il prend la parole d’une voix mesurée*

-Je ne me suis pas basé sur le prix auquel tes peintures partent habituellement, mais sur ce que je pense qu’elles valent. Il faut une première fois à tout non ?

*Calme, mais pas malléable. Il a décidé qu’il mettrait ce prix là pour tes peintures et il le ferait. Néanmoins il fronce les sourcils au reste de ton discours. Il n’aurait jamais pensé à toi de cette manière, et le fait que tu imagines cela de sa part le blesse. Mais encore une fois il ne le montre pas : les blessures de l’âmes restent cachées derrière le masque. C’est bien la première fois qu’il ressent le besoin d’en porter un face à toi.

Lors qu’il te voit t’éloigner, il n’est pas question pour lui de te laisser seul. T’emboitant le pas il se dirige dans les loges réservées aux artistes. Il sait qu’il ne devrait pas être là mais ça lui est égal : s’il se fait attraper il dira qu’il s’est perdu, ou qu’il est un ami à toi. Si tu n’es pas dans les parages pour péter un plomb à ces mots, cela devrait passer non ?  

Il referme derrière lui, doucement. Pas question de trop attirer ton attention, il est bien conscient que tout peut éclater dans la seconde. Il a envie de te prendre dans ses bras pour t’aider à te calmer, mais il se doute que c’est loin d’être une bonne idée.


Son regard se plante dans le tiens. Il ne t’a jamais menti. Certes, il t’a caché l’existence de sa fille. Mais s’il te l’annonce maintenant, il sait que cela gâcherait tout. Autant jouer franc jeu, dans la mesure du possible.*

-Il y a plusieurs raisons qui m’ont poussé à revenir à Inverness. L’une d’entre elles était que tu me manquais. Tu me manques toujours, d’ailleurs.

*Il s’approche, avant de s’accroupir pour être à la hauteur du fauteuil dans lequel tu t’es réfugiée. Cette fois, ses yeux sont au niveau des tiens, mais il ne te touche pas. Il a retenu la leçon le petit*

-Mais tu es déterminée à croire que je mens. A quoi bon exiger la véritié, si tu es incapable d'y croire ?
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Message(#) Sujet: Re: Peint mon portrait, je te dirais qui tu es Ven 2 Fév - 0:27

*On y était. L'un de ces grands moments décisif ou les acteurs principaux brisent le mur du silence. Cette discussion ils ne l'avaient jamais eu, Eden s'y était toujours formellement refusé. Il faut dire qu'elle était particulièrement douée pour rester dans un déni bien confortable et s'y complaire, c'était bien plus simple que d'y plonger la tête la première. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, Eden n'aimait pas les conflits. Et pourtant, il fallait croire que eux, ils l'adorait et s'amusait à la suivre, lui coller aux basques.
Sans doute qu'elle les provoquaient aussi. Parfois. Peut-être.
Exemple concret et récent pour ceux au fond de la salle qui seraient un peu perdus : Pourquoi avoir dit toutes ces choses à Lorenzo ? Bien entendu qu'elle sait que c'est faux, qu'il n'a jamais eu besoins de dépenser un centime pour obtenir quoi que ce soit de sa part et qu'encore aujourd'hui, c'est le cas. Mais elle l'a dit quand même, parce qu'elle voulait lui faire mal. Oui c'est cruel, mais c'est Eden, elle n'a jamais été réputée pour sa compassion et son empathie lorsqu'elle se sent attaquée. Et il lui en faut peu pour se sentir ainsi, ça vous l'aviez déjà compris.

A vrai dire, elle est furieuse. Contre lui, contre elle-même. Parce qu'il ne comprend rien, que c'est un sombre crétin.*

- Tu comprend vraiment rien Lorenzo. Est-ce que tu répond à ma question là ? Pas du tout. Parce que comme d'habitude tu te concentre que sur ce que tu veux entendre. Toi ce que tu es persuadé d'avoir en fasse de toi, c'est une ingrate qui te traite de menteur.

*Elle lui fait signe de ne rien répondre alors qu'il s'apprête à rétorquer. C'est à elle de parler, lui il l'a déjà suffisamment fait dans ses courriers. Bon certes, elle n'y répondait pas, mais ça c'est une autre histoire.*

- Je vais répéter autrement. Je m'en fou de pourquoi tu es revenu, je m'en fou que ce soit pour moi en partie. Moi ce que je te demande c'est pourquoi tu es là, maintenant, tout de suite. Pourquoi est-ce que tu t'obstine à rester accroché à moi ? Franchement tu trouve pas que t'en as déjà assez bavé comme ça avec les femmes ? Tu sais très bien quel genre de personne je suis, et tu sais à quel point je t'en veux et te déteste pour ce que tu as fais. T'as pas un peu l'impression de te tirer une balle dans le pieds en ne me laissant pas sortir tout bonnement de ta vie ?

*Vous l'aurez compris, la brune n'était pas sa première plus grande fan. Et autant elle savait parfaitement pourquoi elle avait maintenu le silence radio aussi longtemps, autant elle ne comprenait pas pourquoi lui, il n'avait pas lâché le morceau. Et pourtant elle en savait beaucoup, elle l'avait vu évoluer dans ses mails, passer de celui qu'elle avait quitté à celui qu'il était devenu. Elle connaissait ses penchants casanova, qu'elle ne supportait pas au passage, et elle connaissait ses pires défauts et qualités.
Alors certes, personne n'est parfait. Mais Eden était une tornade d'imperfections percées ça et là par certaines qualités.

Elle était complètement larguée. Et elle détestait ça. C'était un miracle qu'elle n'ai pas déjà littéralement explosé sous tant de questionnement.*

- Je te mentirais si je te disais que tu ne me manque pas aussi. Mais sérieusement, il va se passer quoi si je te laisse de nouveau entrer dans ma vie ? Tu vas déraper, je vais péter un plomb, j'aurais envie de te tuer et sans doute de me tirer une balle après. Toi tu vas fuir, encore, éviter de faire fasse à tes problèmes et ça sera un cercle sans fin qui s'arrêtera jamais.
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Message(#) Sujet: Re: Peint mon portrait, je te dirais qui tu es Ven 2 Fév - 11:11


*Le brun écoute. Il a envie de répondre, mais visiblement tu as besoin de vider ton sac, alors il te laisse faire. A t’entendre, on dirait presque que tu fais ça pour le protéger. Il a déjà eu des ennuis avec les femmes, donc il ne devrait pas te laisser dans sa vie une seconde fois pour que le cercle se répète ? Mais dans ce cas, il serait bon pour se faire gay et ne plus en approcher une seule. Bon au sens strict, il les laisse approcher mais.. uniquement physiquement. Son penchant casanova, comme tu l’as si bien appelé. Mais il n’en laissera pas d’autre approcher. Façon d’assouvir quelques pulsions et de décompresser sans se mettre en danger. Il contrôle strictement ceux avec qui il interagit, ceux à qui il s’attache, encore plus depuis trois ans.

Alors il attend. Il écoute attentivement car dans ces mots, dans le fond, il y a ces réponses qu’il n’a jamais eue. Sa réponse était assez ambivalente. Il était revenu ici en partie pour te revoir, en effet. Et il se trouvait à ton exposition parce que tu lui manquais. N’y avait-il que cela ? Pas vraiment. Mais ses raisons de venir ici ne tournaient qu’autour de toi. C’est ton expo, après tout non ? il est là pour te montrer qu’il ne lâche pas l’affaire. Pour te montrer que même si tu fais tout ton possible pour le pousser à abandonner, pour le faire partir et te prouver au passage que tu avais raison de ne pas le laisser revenir, il restera là. Il n’abandonnera pas, il tentera toujours.

Le flot de parole se tarit peu à peu, et il laisse s’écouler quelques instants avant de se décider à y répondre. *

-Comme je te l’ai dit, tu me manques Eden. Et je ne t’ai jamais traité d’ingrate, je ne le ferai jamais. Tu n’as plus confiance, et tu fais tout pour que je cesses le contact. Tu as peur de souffrir à nouveau, tu es persuadée que je vais partir de nouveau n’est-ce pas ?

*il marque une pause, te laissant le temps de répondre. Contrairement à toi, sa voix à lui reste calme, presque apaisante. Il faut dire qu’il prend sur lui pour le rester. Vive les affaires incessantes à la cour où il ne devait jamais rien laisser passer… *

-Mais je ne partirai pas à nouveau. Ma vie est ici désormais, et je veux que tu en fasses partie. Je sais que tu as des crises, et je sais aussi qu’il y en aura encore. Peut-être – sans doute, même – que je serai à l’origine de certaine, je ne suis pas parfait. On fait tous des erreurs… mais quoi que tu fasses, je resterai. Tu peux essayer de m’éjecter, me repousser, me blesser, je serai là. Parce que je veux retrouver mon amie.

*Encore une fois il ne t’a pas lâché du regard. Ses yeux plantés dans les tiens, il se redresse doucement, rompant la proximité qui s’était installée. La voilà la vérité, une vérité simple et peut être sure à croire. Mais Lorenzo avait été honnête, il ne pouvait qu’espérer que tu le croies.*
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Message(#) Sujet: Re: Peint mon portrait, je te dirais qui tu es Mar 6 Fév - 17:33

*Bon. Réunion d'urgence. On fait quoi ? Attention mesdames et messieurs les prochaines lignes seront consacrées à une quasi-schizophrénie alors qu'autour de la table de l'open-space qu'est l'esprit d'Eden, les mini-elles, ses émotions, se réunissent pour débattre. Ordre du jour : « Lorenzo Cavalieri, les tenants et les aboutissants »
Entre le cœur et la raison, ça balance. Rancune s'agace, ce débat de devrais même pas avoir lieu. Nostalgie se redresse timidement dans son coin, main levée, elle pencherait pour un oui ferme et définitif. Aussitôt deux groupes se formes : rancune, méfiance, peur et orgueil contre nostalgie, amour, courage et confiance. Les premières agressives, les secondes tenaces. Et ça se prend la tête avec application, les arguments fusent dans tout les sens, et aucune n'est véritablement en tord.

Puis il parle des crises et toutes se taisent et se calment. Elle avise d'un œil craintif l'ombre qui les entoures et se délecte du conflit, s'en nourrit. La panthère grogne, elle protège ses petits, d'un coup de patte impatient, elle rappelle à l'ordre l'humaine, fait vibrer sa caboche à défaut de pouvoir s'en libérer. Les émotions se tarissent, cessent de se prendre le bec, et c'est une autre qui prend la parole maintenant que le brouhaha a cessé. Exemple d'équilibre elle parle posément après une intense réflexion qu'elle s'est permise lorsque les autres lui donnait leur argument. Une juge à la cour, on rend le verdict. Partisane du lâcher prise et du compromit, elle clôt le cas Cavalieri.

Eden inspire doucement alors que son esprit se fait plus clair, l'ombre chassée dans un coin, boudeuse de n'avoir pas vue venir son heure. Elle se redresse d'un même mouvement que l'homme qui lui fait fasse, son regard ne flanche par lorsqu'elle le regarde, une première pour cette journée si particulière.*

- Je ne suis pas certaine de ce que je dois prendre en compte aussi bien dans tes paroles que dans les miennes de toute façon cette soirée n'a aucun sens. Mais je sais que je ne peux pas éternellement te repousser t'es aussi tenace qu'une sangsue c'est ahurissant. Pour commencer, interdiction de dépasser les cinq chiffres lors de l'enchère sinon je le retire purement et simplement de la vente, de toute façon jamais ton adversaire ne dépassera les dix milles pour l'une de mes toile, ce serait une première. Et la prochaine fois que tu veux un tableau tu me le demande et je te l'offre, plus d’achat. Jacob va pleurer un bon coup mais il s'en remettra. Et pour la suite, on verra bien. De toute façon te connaissant tu vas sans doute trouver encore un moyen de me coincer avec toi.

*C'était un premier pas, pas énorme certes, mais un premier. Bellamy avait toujours préféré aux pas d'éléphant, ceux de souris. Elle jeta un regard au miroir, se recoiffa légèrement, redevenir impeccable pour effacer les traces de ce trop plein de mouvements. Elle ouvrit la porte des vestiaires, invitant Lorenzo à sortir et referma derrière eux. Cependant alors qu'il s’apprêtait à quitter le couloir pour rejoindre de nouveau la grande salle, elle lui attrape le bras, encore un dernier détail, très égoïste et immature mais elle s'en moque.*

- Une chose encore. Maintenant lorsqu'on est ensemble, tu te concentre sur moi. Je ne veux pas que tu sois accaparé par d'autres personnes, hommes ou femmes qui me mettrait à l'écart. Et ne me force par à apprécier les gens que tu côtoie.
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Message(#) Sujet: Re: Peint mon portrait, je te dirais qui tu es Dim 18 Fév - 18:12



*Il faut dire que même si tu avais refusé de le laisser entrer dans ta vie à nouveau, il aurait continué d’insister. Parce qu’il était sure qu’au fond, s’était tout ce que tu attendais : qu’il abandonne, te donnant ainsi raison de ne pas l’avoir accepté de nouveau dans ta vie. A vrai dire, lui-même ne savait pas pourquoi il tenait tant à être à nouveau à tes côtés. Il tenait à toi, c’est vrai. Vous aviez toujours passé de bons moments ensemble. Mais il sait aussi que tu es possessive, et que cela risque de ne pas coller avec sa fille. Et sa fille, il n’est pas question qu’il l’abandonne.

Pourtant, tu es son amie. Tu es celle avec qui il a grandi, la personne dont il était le plus proche en dehors de sa famille et cela n’a pas changé avec les états unis. Oh oui il a des amitiés dans la meute Nessie. Il s’entend bien avec Kennedy, dont il est devenu le confident. Sur la demande de sa cousine il a accepté de prendre soin d’une jeune louve ayant intégré la meute il y a peu. Il est lieutenant maintenant, il a promis à protection à chacun. Pourtant toutes ces relations qu’il a noué ne lui suffisent visiblement pas : celle qu’il veut retrouver, c’est toi, Eden, son amie d’enfance. Allez savoir pourquoi, il est têtu ce salopiau. Intérieurement, son tigre semble rugir comme pour appuyer cet état de fait, et il n’a pas tord.

Sentant que tout était en train de se jouer maintenant, Lorenzo attend. Patiemment, pour une fois – et pourtant la patiente est loin d’être son fort. Il attend que tu prennes sa décision, croisant les doigts métaphoriquement pour que cette fois soit la bonne. Il ne compte pas abandonner, mais il est presque sur que tu serais capable de demander une ordonnance restrictive à son encontre. Et ça, tout bon avocat qu’il était, il n’était pas sure de pouvoir la faire sauter : il n’avait aucune envie d’utiliser l’un des stratagèmes habituels contre toi.

Attentif, il hésite presque à sortir un bloc note pour noter les conditions. Pas question d’en louper une, il est trop heureux de cette nouvelle chance dont il est conscient qu’elle sera la dernière. Il hoche la tête, se retenant de préciser qu’il faut une première fois à tout. En ce qui concerne les œuvres, il compte bien continuer à en acheter. Il faudrait juste qu’il ruse un peu… Comment réagirais-tu si s’était son assistante qui s’occupait de l’enchère ? Non ? Bon.. il ne le dirait peut être pas forcément. Peut être pourra-t-il s’arranger avec Jacob ? Ce type à l’air d’aimer l’argent, ça devrait passer.

Tentant de garder un visage impassible, il laisse néanmoins échapper un grand sourire face à ton choix. Il allait enfin arrêter d’être repoussé. Bon l attendrait un peu pour t’annoncer l’existence de sa fille, mais s’était un bon début. *

-Merci Eden.

*L’envie de te prendre dans ses bras est présente, mais il se retient. Il n’est pas sure de ton état d’esprit, et ne veut pas te brusquer plus que ut ne l’es déjà pour ce soir. La vente aux enchères ne va pas tarder à commencer, et il te suit en dehors du vestiaire.

Surpris par le fait que tu fasses toi-même le contact, il se tourne vers toi, à moitié surpris par tes mots. Bien conscient qu’il devrait se taire, le jeune homme plisse un peu les yeux à ta requête, avant de secouer la tête. Sa main se pose sur la tienne, et sa voix est calme, posée*

-C’est une chose que je ne peux pas te promettre Eden. Tu es, et resteras une des personnes les plus importante dans ma vie. Mais il y a des personnes que je ne peux pas me permettre d’ignorer.

*Il pense bien sure à sa fille. La révélation sera brutale, il en est conscient. Néanmoins, il espère pouvoir la retarder encore un peu*


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