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 Fleurs dans le miroir, lune dans l'eau

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Message(#) Sujet: Fleurs dans le miroir, lune dans l'eau Dim 21 Jan - 16:06

Depuis plusieurs jours, voire semaines, je reçois des colis étranges. Et au-delà du fait qu'ils soient étranges : je reçois des colis. Oui je me répète mais... Mais qui m'envoie des paquets cadeaux au Refuge ? Papa et Maman ne savent pas que je suis pris en charge par l'infrastructure d'aide de la ville, et pensent que je me débrouille seul dans un studio et que je gagne bien ma vie. Faudra que je leur dise la vérité un jour... Pour le moment, je suis préoccupé. Préoccupé parce que les dons ne semblent pas non plus venir de Dagger. J'y ai cru, pourtant. Mais si vous aviez vu la nature des cadeaux, vous non plus vous n'auriez pas pu vous résoudre à croire que tout ça était de la main du reptile.
Au début j'avoue avoir été mitigé, et même charmé : on pensait à moi. J'avais un sourire timide, la réceptionniste le voyait et ses épaules bondissaient sous l'effet du rire. Ça me gênait. Je gardais quand même précieusement les affaires que je recevais, et chaque objet était différent. La première fois, j'ai reçu une fleur, et ce fut le choc. J'avais envie de croire au hasard mais ma réaction fut sans doute de toute beauté pour celui ou celle qui savait que je travaillais chez le fleuriste. Du myosotis, "Je ne vous oublie pas". Amour profond et sincère. J'admets avoir été perdu.
Puis je retournais vers l'accueil, et on disait qu'un, ou plusieurs dons avait été laissés à mon nom. Une écharpe en coton. Des jouets. Une boucle d'oreille. Quelques pages d'un livre. J'aurais pu croire aux bienfaits d'une enfant. Dagger ne m'enverrait pas tout ça, pas vrai ?

Sans que je n'ose porter les habits offerts, je lisais la lecture qu'on m'envoyait. Parfois on m'écrivait. Des phrases, de la poésie... Une question, parfois. J'aurais aimé être capable de répondre.

"Ah...! Merde." Et je viens de me blesser au doigt. Même avec des gants on n'est pas à l'abri d'une pince qui vous mord. J'ôte la protection et j'y vois un peu de vermillon qui s'évade. Un réflexe me pousse à sucer directement la blessure... J'ai du mal à voir du rouge et me dire que ce n'est rien. Un collègue a levé la tête mais je lui fais signe que tout va bien. Un sourire et ça repart, tout le monde vous croit. J'ai un faible tressaillement. Même sur le lieu travail où je me sens en sécurité plus que n'importe où ailleurs, j'ai l'atroce sensation que je ne suis pas protégé du monde extérieur. Qu'à tout moment, là, sur le palier du magasin, pourrait apparaître le corps d'un être, prêt à venir me menacer. Sans que je ne comprenne vraiment pourquoi, le sentiment de peur me monte à la gorge.
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Message(#) Sujet: Re: Fleurs dans le miroir, lune dans l'eau Lun 22 Jan - 15:36

Des colis. Ça a commencé comme ça, tu aurais… peut-être dû mettre des indications, lui donner des indices, lui écrire pour lui dire de qui provenaient tous ces colis, ces poèmes, des livres que tu as dévorés lorsque tu étais plus jeune, que tu aurais pu encore lire puis relire, mais plutôt que de les laisser dans un coin poussiéreux de ta bibliothèque, tu as préféré les lui envoyer. Pourquoi lui ? Aucune idée. Peut-être parce que tu n’as pas eu le courage d’envoyer des colis à quelqu’un d’autre, ou alors parce qu’il semblait plus démuni que les autres, du moins c’était ta première impression. Mais de là à lui envoyer des vêtements beaucoup trop petits pour lui, trop féminins, tu t’es dit que c’était mieux que rien, lui envoyant parfois des vêtements que ton père ne portait plus depuis des années… Jusqu’à maintenant tes parents ne se sont rendus compte de rien, tu as fait ça dans la plus grande des discrétions, toi qui pourtant est une grande gueule, mais pas pour ce sujet. Pas quand ça concerne les métamorphes que tu as en admiration depuis que tu connais leur existence, même si au départ tout ça, toute cette « nouveauté » te terrorisait.

En réalité, tu ne sais pas encore qui reçoit tes colis, du moment que quelqu’un les recevait c’était tout ce qui compte pour toi, tu sais qu’il s’agit d’un jeune homme, mais c’est tout. Parfois lorsque tu mettais les pieds au refuge, on t’admirait pour ton courage de venir ici, pour les colis et autres cadeaux que tu rapportais, et c’est pour cette raison qu’aujourd’hui tu as décidé de demander le nom du garçon qui les recevait. Arrivant au refuge, tu fus déçue d’apprendre qu’il n’était pas là mais qu’il travaillait aujourd’hui chez le fleuriste du centre d’Inverness, du coup, tu t’y es rendue, demandant à ton chauffeur de t’y conduire, que tout cela reste entre vous deux. La Berline noire garée sur un parking pas loin de chez le fleuriste, c’est un autre sachet entre les mains que tu sens ton cœur s’agiter dans ta poitrine, parce que tu as hâte de découvrir son visage, d’en apprendre plus sur lui. Tu sais que c’est un métamorphe, de toute façon c’est logique puisqu’au Refuge il n’y a que ça. Tes longs cheveux blonds recouvert par un bonnet coloré, les joues légèrement rougies par le froid de l’extérieur, te voilà dans l’entrée du fleuriste, le parfum de toutes ces fleurs qui viennent joyeusement titiller tes narines. Tu le cherches du regard, suite à la description que l’on t’a faite, et ton regard se pose directement sur lui, comme par instinct, devinant tout de suite qu’il s’agit de lui.

C’est avec un sourire confiant que tu l’approches, tenant fermement et nerveusement le paquet que tu comptes lui donner. « C’est bien toi ? Basil ? » tu oses lui demander, un peu gênée en attendant une réaction de sa part.
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Message(#) Sujet: Re: Fleurs dans le miroir, lune dans l'eau Mer 24 Jan - 15:20

Ma peur de la conversation a été le premier frein de toutes mes relations. En fait... Je ne sais pas dire si c'est réellement de la peur. J'aime parler, discuter, faire partager mes passions et écouter celles de l'autre... Mais pour une raison qui m'échappe, je suis incapable de maintenir le fil de la discussion, comme si les mots s'oubliaient. Quand un client entre et dit Bonjour, ce n'est jamais moi qui salue le premier. C'était Casey, ou bien un autre collègue. Mais pas moi. Moi, je suis plutôt derrière les rayons à chercher les graines de tournesol, ou bien je suis de l'autre côté à porter les sachets de terre meuble jusque dans la remise.

L'interaction a quelque chose qui me fatigue et m'exécute. Quand je suis chez moi, je peux passer des heures à dormir pour écouler le temps, pour forcer la course des aiguilles. Ce n'est pas un sommeil réparateur. J'apparenterais plus ça à de la triche. Ou bien un moyen de disparaitre de sur terre pendant le temps où je ferme les yeux. Il parait que tous les soucis s'envolent tant que vous dormez. Mais dès que vous vous réveillez...

C'est bien toi ? Basil ?

... Voilà ce qui peut se passer. On vous reconnait, on vous appelle, on vous demande. Vous ne pouvez plus vaquer à vos occupations de manière solitaire comme vous l'avez toujours fait. Vous êtes prisonniers dans les filets, obligés de courber l'échine pour répondre que vous êtes là. La voilà, l'autre forme de peur : celle d'exister. Et l'arrivée d'une fille que je ne connais pas semble porter à croire que je n'ai pas d'autre choix que de lever mes yeux de la table où mes doigts s'affairent sur du lilas abimé.
Personne ne me sauvera, personne ne répondra à ma place. J'ai un déglutissement amer qui vient propager le doute dans tout le reste de mon corps.

"Eh bien... Oui. On... On se connait ?" Moi je ne la connais pas. "Vous... Heu... Bonjour...?"

Qu'est-ce que je dis ? De quoi avez-vous besoin ? Qu'est-ce qu'il vous faut aujourd'hui ? La pâleur de ses cheveux m'ôte un haussement des sourcils. Mince, c'est joli... On dirait le blanc des lys qu'on offre à la période estivales. Attention ! elle approche. Basile, ne stresse pas. C'est.... C'est une cliente comme une autre, pas vrai ? Ici, on ne craint rien. Ici, ils savent ce que nous sommes, pourtant nous sommes toujours là.

Je suis planté sur place, mon tablier vert, droit comme un piquet. J'essaye de la regarder dans les yeux. Dans mon dos, mes bras se croisent et font jouer mes phalanges entre elles comme si j'avais du sang partout et qu'un flic s'était posté devant moi. Pourtant, cette fille, elle a l'air plus jeune que moi, non ? Son visage est fin, encore un peu rond et les joues laiteuses. J'envie cette enfance apparente. Sur mes traits à moi, on ne voit que les creux sous mes yeux, poussés par la fatigue comme un mec qui trime au boulot. Alors qu'en fait, je passe des journées entières à pieuter pour me réveiller le soir.

Faut que je comble ce foutu vide. Je déteste le silence. Ce genre de silence.

"Mm, heu, besoin de quelque chose ? On vient de... refaire le stock."
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Message(#) Sujet: Re: Fleurs dans le miroir, lune dans l'eau Dim 11 Fév - 14:15

Tu ne l’imaginais pas comme ça. Aussi sobre, presque séduisant, ou peut-être charmant et mystérieux, tu n’sais pas trop, tu es juste… étrangement intimidée, par son charme naturel, ses fossettes, cet air timide qui est tout de suite apparu sur son visage. Timide ? Pourquoi donc ? Tu n’en sais absolument rien, après tout tu ne le connais pas, tu savais juste que c’était lui qui récupérait tes paquets et personne d’autre. Tu ne sais même plus pourquoi tu es venue jusqu’ici, c’est en sentant le paquet dans tes mains, que tu sors de tes pensées, alors que tu venais de contempler ce jeune homme. Comme ça, l’air de rien, peut-être trop intensivement, trop intrusive, à tous les coups il a d’autres chats à fouetter plutôt que de s’occuper d’une gamine comme toi.
Mais t’y es allée au culot, c’est ce qui fait ton charme ou tout le contraire, mais au fond tu t’en moques pas mal, de ce que peuvent penser les autres, toi, ton objectif d’aujourd’hui, c’est enfin de pouvoir mettre un visage sur la personne qui récupérait tes cadeaux. C’est comme ça que tu as poussé la porte du fleuriste, prenant ton courage à deux mains, sur un acte non réfléchi, tu n’as même pas pensé par ce que tu lui diras en premier, et tout ce que tu as réussi à sortir, c’est cette question complètement stupide. C’est bien toi Basil ? Non mais quelle idiote.

Tu te sens même honteuse. Tu espères même que ce soit bien lui, sentant tout de même les regards des autres employés te fixer, c’est vrai qu’avec une famille complètement anti-métamorphes braquée sur ses principes et leur fierté mal placée, tu ne passes pas totalement inaperçue. C’est ça, d’être une Lovegood, donc oui, au début quand tu venais au Refuge, on se méfiait de toi, jusqu’à ce qu’on se rende compte que tu n’as rien à voir avec tes parents et qu’en aucun cas tu es comme eux. Plutôt mourir.
Te voilà soulagée lorsque le grand brun confirme que Basil c’est bien lui, mais il semble encore plus perturbé que toi, ce qui au final arrive à t’faire sourire et te donne un peu plus confiance en toi.
« Bonjour. On ne se connaît pas du tout, mais on peut y remédier. Désolée de venir t’importuner sur ton lieu de travail, comme tu n’étais pas… au refuge. » baissant la voix sur le dernier mot pour ne pas attirer les curieux « On m’a dit que tu travaillais ici et je voulais venir te donner ce paquet en mains propres. » tu le place sous les yeux du jeune homme pour accompagner le geste à la parole, un sourire qui se veut chaleureux.
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Message(#) Sujet: Re: Fleurs dans le miroir, lune dans l'eau

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