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 Retrouvailles au château, ft So

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âge : 33 ans.
travail : propriétaire du Sherrington Restaurant.
statut : célibataire.
forme animale : un loup à la fourrure oscillant entre le gris et le blanc.


pseudo : lost spirit.
célébrité : Tom Hiddleston.
messages : 430
crédits : pizza planet.

Message(#) Sujet: Retrouvailles au château, ft So Ven 19 Jan - 22:36

Retrouvailles au châteauHarrison et Solel, retrouvailles.Il avançait d’un pas assuré, le regard fixé vers l’horizon, traversant la ville sans remarquer les minutes qui passaient rapidement. Vêtu d’une chemise bleu clair et d’un jean noir, il saluait parfois un quidam qui le remarquait, client fidèle ou connaissance de longue date. En dix années, Harrison avait eu le temps de forger de nouvelles rencontres au sein d’Inverness, cité perdue au cœur d’une nature sauvage et dangereuse. Le froid n’était pas mordant en cette fin d’après-midi et les rayons du soleil réchauffaient encore les alentours, éclairant les bâtiments et les habitants de sortie. Tout d’abord méfiant à son arrivée, il avait fini par découvrir les merveilles que recelait cette région, ses vastes étendues boisées et la jouissance que l’on en retirait en les parcourant sous forme animale. Les métamorphes pullulaient ici, ils s’entrecroisaient chaque jour au milieu des humains qui ne semblaient pas désarçonnés par ces êtres si différents qu’ils côtoyaient de près, sans crainte pour la plupart, intrigués pour d’autres. Rafe l’avait convaincu, la confiance qui s’était installée au fil des années à le suivre sans hésitation et la loyauté qu’il éprouvait à son encontre l’avaient incité à y creuser sa place, et désormais il savourait continuellement cette existence apaisante rythmée seulement par les tracas du quotidien – et plus récemment, les kidnappings dont souffraient les deux meutes.

Un pli barra son front à cette pensée, et malgré ses efforts perpétuels, il ne parvenait pas à décrocher totalement son esprit de ces histoires d’enlèvements. La peur s’était emparée de plusieurs membres des Everdeen et le châtain savait que les Nessie n’étaient pas davantage épargnés par ces attaques que ne l’était sa meute, et il sentait le loup gronder sous sa peau, griffer le sol et claquer des mâchoires, avide de faire couler le sang des fautifs, de protéger ce qu’il considérait comme sien et de défendre les intérêts de ses congénères. Ils ne se faisaient pas réellement de soucis pour eux-mêmes, ils étaient parfaitement aptes à se tirer des pires situations et ça n’était pas la première fois qu’un danger les guettait, tapi dans l’ombre, invisible mais pourtant palpable, prêt à déferler sur eux comme un prédateur sur sa proie ; le fait était qu’Harri n’avait rien d’une proie et que la bête qui sommeillait en lui ne saurait souffrir ce genre de comparaison douteuse.

Arrivé à la sortie de la ville, Harrison s’arrêta un instant, relisant avec circonspection l’adresse inscrite dans son portable et tirée du contrat passé avec Solel. Un mince sourire éclata sur ses lèvres à la pensée du pianiste, bien vite rattrapé par les souvenirs de la veille, quand ils étaient passés dans son bureau et s’étaient vus dérangés dans leur soirée par la venue inattendue du petit lynx. Il avait cogité durant la nuit, après avoir rassuré ses employés et attrapé les vêtements laissés par le musicien. Celui-ci s’était lancé à la poursuite du félin et Harri n’avait pu que ramasser les morceaux de viande abandonnés, et retourner chez lui tout en se questionnant sur le devenir de l’enfant, et son interaction avec la dangereuse panthère. Malgré les à priori du loup à son sujet, le tenancier ne la pensait pas capable de causer du tort à la petite bête, celle-ci contenue par l’artiste dont il venait à peine de faire plus ample connaissance. Une moue agacée déforma son sourire quand il se remémorait l’échec de son invitation et la tournure des événements. Il se réjouissait du message du brun, ainsi il aurait une occasion de rattraper le manquement du soir précédent, et de lui remettre son costume fraîchement lavé et repassé.

Il le regardait d’un œil critique, ce dernier soigneusement enveloppé dans une housse prévue à cet effet, ignorant si son action parviendrait à corriger le repas raté de Solel, et le châtain s’enfonça dans la forêt tandis que les odeurs le frappaient de plein fouet. Le loup humait les multiples effluves d’un air appréciateur, battant de la queue tout en geignant aux oreilles de Harrison, mais il savait parfaitement que l’homme ne lui donnerait pas les rênes aujourd’hui. Ils échangeaient désormais leur rôle sans conflit aucun mais Harri avait à faire, considérant son incapacité à rattraper la situation de la veille, et il se montrait toujours d’une ponctualité sans faille. En quelques minutes, il se retrouva aux portes d'une longue maison et jeta un regard curieux sur les lieux, s'attardant sur sa simplicité qu'il trouvait tout bonnement rayonnante en comparaison des immeubles fades de la ville. Il replaça correctement le col de sa chemise et posa ses orbes bleutés sur la porte, serrant étroitement la housse entre ses doigts, consultant sa montre avant de soupirer. 17H03. Il abhorrait réellement les retards, surtout quand il s'agissait des siens.
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Message(#) Sujet: Re: Retrouvailles au château, ft So Sam 20 Jan - 15:59

Spoiler:
 

Retrouvailles au châteauHarrison et Solel, retrouvailles.L'envoi de son dernier message s'était fait avec la pensée qu'un échange des rôles allait avoir lieu. La veille, Harrison l'accueillait aux portes du Sherrington, bras ouvert sur le piano d'acajou qui dormait au fond du restaurant. La soirée se serait passée sans encombres, sans haussement de sourcils et sans cri d'alerte. Premier arpège ; pied sur la pédale de droite pour que la note se suspende dans le temps, et poursuite de la partition dont la tranche des lignes noires était connue par cœur.

Et il aurait exécuté la Lettre à Élise sans fioritures et sans prétention, pendant qu'il écoutait d'une oreille distraite le tenancier échanger sur ses confrères et son statut clanique. Solel réalisait alors à quel point une décennie d'absence avait creusé un gouffre entre le visage qu'il croyait connaitre de Inverness, et celui qui s'était bâti par-dessus durant son absence. Il apprenait par la même occasion que l'Everdeen était arrivé pile au moment où lui bouclait ses valises pour disparaitre dans les campagnes françaises. Une étrange coïncidence qui avait manqué de lui faire garder la question pour plus tard. Et la suite avait été simple : arrivée de l'orpheline à la griffe malhabile ; gourmandise mal placée puis course-poursuite délirante à travers le dédale du restaurant. On avait laissé un Harrison Stone bien en peine derrière les éclats de verre.

Le fantôme d'un soleil était accroché dans le ciel qui voyait s'amonceler des fresques nuageuses, comblant une température moyenne mais encore suffisamment chaude pour lécher les visages avec tendresse. D'un autre côté, le froid se chargeait de mordre vicieusement les chevilles laissées à découvertes. Un mistral n'est pas arrêté pour quelques parures de coton, vent violent du nord qui laboure la terre. Et puis, la dix-septième heure de la journée sonnait sa folie par les pendules, et les aiguilles avaient achevé leur course sur la moitié du cadran.

Que dit la panthère.

Fais-toi silence. Parle intelligemment, sans gaspiller ta salive. Ne fais pas ce que tu as l'habitude de faire. Nous serons la sagesse, le calme avant la tempête et la mâchoire claquée devant la proie. Je ne ferai pas de frasques. Sois prêt.

Ce n'était pas une guerre. Ce n'était pas une confrontation. Ce n'était pas un échange. C'étaient deux hommes. Deux hommes prêts à rencontrer une seconde fois un visage méconnu, la part bestiale tenue en laisse. Je ne ferai pas de frasques. Peut-il lui faire confiance sur ce point ? Le fauve est vicieux, le fauve est à l'affût. Mais le fauve a-t-il déjà menti ? Tu es seul, tu ne portes pas mon nom. Je crois à tes mots, félin. Observe. Le voilà.

Trois minutes de retard.

Une kyrielle de secondes pour introduire Stone dans un couplet de notes fugaces. Le calme plat, apaisant de la demeure appuie l'humilité de la visite alors que la porte s'ouvre sous la volonté d'une poignée abaissée. En l'espace d'un instant, les souvenirs refont surface, frais de la veille comme si tout s'était déroulé maintenant, sur le palier de cette maison. Solel et Harrison. Ils ne sont pas du genre à s'avouer vaincus face à la moindre intrusion, face à l'insolence d'un enfant sans parents. On est bien peu de chose, hein, le loup ? Tous deux vêtus de leurs tissus les plus prestigieux et sans failles aucune. Le pianiste peut apercevoir un élément lui appartenant, là, logé entre les doigts minutieux du métamorphe au canidé. La raison de votre venue, n'est-ce pas ? Vous tombez bien.

"Je vous en prie, entrez. L'intérieur me semble plus adéquat pour discuter."

Et à la manière de Harrison, des heures plus tôt, Solel ouvrait la marche d'un large geste du bras, laissant le champ de vision sur l'espace privé du solitaire aux yeux d'un lieutenant qui s'approche. On entre dans la tanière du félin et quelque chose souffle à notre oreille qu'il s'est bien attelé au rangement du moindre détail indésirable pour pouvoir recevoir son invité dans la norme. L'esquisse de sourire qui tire la courbe de ses lèvres vers le haut appuie la cordialité sous-jacente, tranquille comme le platonisme de l'eau. (C'est une très belle mise en scène) Entre sa chair guettait la panthère, toute babine retroussée, saluant d'un battement des oreilles le canin qu'elle avait tenté d'abattre auparavant. Elle a promis. Promis de ne rien dire.

"La route fut longue, vous arrivez à point nommé. Allez-y, faites comme chez vous. Je n'ai pas osé vous demander si vous étiez plutôt du genre thé ou café ? "

Nonchalance sur le visage, il ne quitte pas des yeux l'homologue qui découvre d'un œil précis mais discret le salon dans lequel deux fauteuils se regardent en chiens de faïences. L'homme à la panthère, près des comptoirs de sa cuisine, s'était paré avec soin. Une chemise blanche sans défaut, mariée à la taille de sa ceinture. Pas une trace de pliure ; pas de noir sur l'ivoire. Un pantalon ébène droit repassé par une maniaquerie évidente et calculée. Oh oui, Stone.
Tu n'es pas le seul à aimer soigner ta présentation.
©️ 2981 12289 0
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