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 Spirited away

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Message(#) Sujet: Spirited away Ven 5 Jan - 0:50

La nuit est calme. Quelques foulées renversent la poudreuse des pavés de Inverness et l'atmosphère se tapisse des souffles chauds. On craint encore un peu les rhumes mais les nez son couverts... L'étui à partitions qui dort sous son bras est rempli des notes que ses doigts provoqueront ce soir. Dix-neuf heures et quart s'affichent au moment où Phoenix pousse la porte qui chante sa mélodie de bienvenue. Des têtes se lèvent pour voir le corps étranger émerger du paysage enneigé.
Tout aurait pu lui rappeler sa première prestation au Sherrington.
Il reconnut un ou deux visages. Le même type à la réception ; la même femme attablée sur la droite. C'est encore un peu calme, un peu vide, un peu rien. Ce qui faisait la différence avec l'autre fois, c'est l'absence du tenancier. Sans tenancier à l'origine de sa présence ici bas ; c'est l'esprit solitaire que le pianiste traverse le restaurant sans réellement ouvrir de dialogue avec le personnel. Des fantômes de sourire qui se perdent à ça et là comme pour souligner sa bonne apparence et le prestige que lui donne son costume taillé de noir. Mais aucun noir qui ne puisse faire jalouser la panthère ébène.

Des pas viennent le voir.

"Bonsoir. Vous prendrez quelque chose ?"

Étrangement, personne ne semble lui reprocher sa conduite de l'autre fois. Une conduite plutôt atypique qui jurerait avec son air propret. Le schéma avait été simple. Stone qui l'invite à diner ; un long silence, les cuisines qui s'affolent puis des débris de verre qui éclatent et tranchent le sol. Oh oui, la soirée avait été mouvementée.
Mais ce soir, il jouera ses menuets dans la solitude la plus totale. Semble-t-il.

"Non merci. J'ai pris de quoi faire."

Ses lèvres se fendent d'un demi sourire. On lui répond Très bien avant de le laisser vaquer à sa mission. Détruire le silence, c'est pour ça qu'on l'appelle, le fabriquant de son. Et lorsqu'il soulève le couvercle des dents noires et blanches, quelques bouches se taisent et les premiers arpèges fusent.



Quelque chose que Solel aime écouter, ce sont les spéculations de son public. "On dirait du romantique ?" "Non, plutôt du contemporain" "Je suis sûr d'avoir déjà entendu ça dans un film..." "Lequel ?" "C'est pas celui avec Bowie ?" Et y en a qui ont raison... D'autres qui ont tort. Quand le musicien joue, il oublie les autres, s'oublie lui-même, pense par la musique et s'exprime dans le silence. Difficile de décrire l'état dans lequel un créateur sonore s'embaume au moment d'employer les cordes instrumentales... Mais il y a une sorte de quiétude, d'osmose qui se lit sur le visage. Quelque chose de chaleureux, de frais en même temps, mais d'authentique et de lointain. On n'est plus dans le même espace-temps, ça se confond, ça danse puis ça chute. C'est coloré puis ça retrouve des aspects monochromes ou bien kaléidoscopiques... On ne saurait dire. C'est peut-être la raison pour laquelle les joueurs de son sont des êtres si particuliers. On ne peut pas comprendre : on peut juste ressentir avec eux.
Les néophytes veulent tout de suite savoir quelle musique est jouée, si elle est interprétée fidèlement ou bien s'il s'agit d'une reprise. Ils ne prennent pas le temps d'abandonner la réflexion en profitant seulement du présent. On voit bien depuis l'autre bout du restaurant qu'il y a le livret de ses partitions, ouvert là sur le pupitre du piano droit adossé au mur. Mais qui pourrait lire le titre ? Il faudrait être celui qui joue.

Des conversations chevauchent le morceau qui se fait alors musique de fosse. Ben oui... Y a ceux que les notes ne parviennent pas à toucher. Tristesse, manque de sensibilité ou bien ignorance : Solel dirait qu'il s'agit d'un peu tout à la fois. Son jugement est sec, rude et glaçant, pourtant, s'il est en mesure d'enchaîner les accords sans s'échouer dans l'erreur, c'est sans doute parce qu'il émane une certaine fragilité au moment de composer. Solel l'homme cruel et sans cœur. Mais peut-être que Solel, il a seulement choisi de sacrifier affectivité et morale pour tout gagner en ouïe et talent.
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Message(#) Sujet: Re: Spirited away Ven 5 Jan - 13:16


( spirited away )
- merry christmas mr. lawrence -
Je regarde ma montre, je patiente. Ce n'est pas pour rien si je suis venu dans ce restaurant, ce soir. Habituellement, la traque d'un gibier m'aurait suffit. Mais c'est l'heure des retrouvailles avec les miens. Du moins, avec un autre chacal puisque mon oncle m'a bien fait comprendre qu'il était indisposé à me recevoir, comme s'il m'avait renié depuis mon intégration dans l'une des meutes. Personne n'avait réellement apprécié mon initiative en réalité. On m'avait perçu comme un chien faisant le beau devant ses maîtres pour obtenir des friandises. Eux, ils voulaient cogner et s'imposer par la force. Ils désiraient une position de choix, pas simplement de celle que l'on tolère et que l'on observe de loin. D'un côté, je voulais bien les comprendre. Moi aussi je ne cessais de chercher ma véritable place. Savoir si les chacals pourront réellement être pleinement accepter à Inverness. Si moi aussi, je devais me battre et tuer tout ceux et celles qui oseraient affirmer le contraire. Ou alors devrais-je me contenter de rester chez les Nessie jusqu'à la fin de mes jours, afin de profiter pleinement de cette sociabilité qui régnait entre les créatures et me détacher totalement des miens ? Ô comme si cela serait facile. Bien sûr que cela ne le serait pas. Et je m'en voudrais jusqu'à la fin de mes jours. Même si eux, cela faisait bien longtemps qu'ils m'avaient oublié... Comme en pouvait témoignant l'absence du-dit chacal qui devait me rencontrer. Je soupire. Je n'arriverais jamais à tous les réconforter. Il y en aura toujours un qui se sentira perdant dans cette histoire. La guerre ne sera sans doute pas inévitable et je vais devoir faire un choix malgré moi. Je décide de secouer la tête pour balayer mes pensées avant de me concentrer sur le pianiste en train de jouer.

La musique. Voilà une chose que j'avais sans doute sacrifiée pour mieux libérer mon chacal qui ne demande qu'à sortir et rejoindre les siens. Parfois, je regrette également le jour où j'avais abandonné mes parents et leur amour pour l'humanité. Les êtres humains peuvent être ennuyeux parfois, mais je me dis que mon existence serait bien meilleur si seulement j'étais moi aussi mortel. J'aurais pu continuer à exister, voler de mes propres ailes en gueulant sur scènes et à m'attirer une foule de fans. On ne me chasserait pas comme une bestiole galeuse, on m'acclamerait semblablement à une déité. D'ailleurs, j'ose regarder les alentours pour deviner toute l'attention du public qui pourrait se porter en direction de l'artiste. Cela se voit, tous ne sont pas venus pour écouter de la musique, mais certains peuvent apprécier l'ambiance qui s'en dégage, néanmoins. Pour ma part, mes prunelles ne quittent pas une seule seconde le musicien. J'admire son talent et les sensations que cela peut produire sur autrui. Les notes semblent résonner comme la pluie qui tombe sur le béton, l'eau qui s'écoule lentement. Elles créaient une histoire. Je suis comme un gamin transi qui écoute l'histoire du soir. À tel point que j'en perds l'appétit. De toute manière, je ne suis pas vraiment là pour ça, moi. Mais ais-je vraiment envie de rencontrer l'autre chacal désormais ? Pas vraiment. J'ai seulement envie que l'on me laisse tranquille et m'adonner à nouveau à ma passion comme cet homme qui jouait sans même se soucier un instant de son entourage. En paix. Comme je n'aimerais aucunement le perturber. Le voir continuer à jouer. Mais j'ai également envie de lui montrer toute mon admiration. Peut-être lui prouver que moi aussi j'étais comme lui ; un artiste, toujours rongé par ce besoin de reconnaissance qui se fait de plus en plus sentir au fil des jours. Alors je me lève soudainement et m'approche à petit pas timides pour aller de plus en plus prêt de l'homme. Quand certaines personnes se détournent pour me fixer de leurs regards confus, je ne m'en préoccupe guère, à l’affût de l'unique personne que je désirais rencontrer désormais. Un instant, je ne bouge pas, le laissant ainsi terminer son morceau pour finalement me rapprocher tout prêt et de murmurer calmement. « - C'est beau. ». Je reste néanmoins encore réservé, rougissant même et faisant également un pas en arrière comme inquiet d'empiéter sur son espace personnel. Je ne veux pas le brusquer, ne sachant ce que pouvait bien attendre un pianiste de restaurant. Certainement pas à ce que l'on vienne chaque jours le remercier pour ses compétences.


Dernière édition par Barbie Gyles le Sam 13 Jan - 17:27, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Spirited away Ven 5 Jan - 19:40

Les notes descendent et le son s'achève, reste en suspend dans le vide comme si l'écho subsistait. Il y en a quelques-uns qui s'adonnent aux applaudissements alors que sa stature immobile demeure le silence. C'est le moment des aveux, la partie coupable et aussi l'inquiétude de penser à sa propre prestation. "Ai-je été à la hauteur ?" Il dirait qu'il n'a pas été trop mauvais. Que la fluidité de la partition est une preuve qu'il n'a pas buté sur les octaves ((les clés de Sol)). Son jugement est acerbe envers autrui, mais s'avère d'autant plus exigeant à l'encontre de lui-même. Le désir de contrôle n'émane pas seulement de son emprise sur les autres ; mais également de sa propre conscience incarnée par l'esprit félin. Un control freak tout ce qu'il y a de plus vrai.
Et au moment de lever les doigts du clavier, le dernier arpège vibre et meurt dans l'atmosphère, s'écrase contre la peau d'un spectateur. Frontière du public et son musicien, brisée, le menton du fabriquant de son se redresse vers la voix qui félicite.

Un homme. Il a l'air jeune. La manière dont il remue les yeux et les sourcils appelle la candeur folle et agitée, mais il y a quelque chose de sage dans son timbre de voix. Quelque chose qui a vécu.
Peu de gens osaient franchir la limite de l'estrade, sans doute par inintérêt, ou bien par peur de faire briser quelque chose.
(La panthère a déjà senti l'odeur du canidé)

"Un connaisseur ?" Il ose, parce qu'on n'a pas besoin d'être un savant pour avoir vu un film. Un maigre sourire dessine la commissure de ses lèvres. C'est vrai, on ne vient pas le voir souvent, lui le joueur de piano. "Merci. Elle est la dernière que j'aurais voulu échouer."

Attendant une quelconque réaction de son interlocuteur (ou même rien, un au revoir ou un hochement de tête), le livret des partitions tourne ses pages. On s'attendrait à du classique, des morceaux de l'air d'antan, de l'ancien qui respire le vieux papier humide. Solel est quelqu'un qui joue dans le présent, même si ses mélopées ont quelque chose qui s'apparente parfois à du blues couplé au jazz.
Il s'arrête, pointe toute son attention sur son homologue.

"Mon public de ce soir a-t-il une requête précise à partager ? Je n'ai pas prévu le morceau suivant."
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Message(#) Sujet: Re: Spirited away Ven 5 Jan - 22:30


( spirited away )
- merry christmas mr. lawrence -
Quand je vois ses prunelles se porter sur moi, j'ose faire encore un pas en arrière, comme regrettant d'être soudainement intervenu. À quoi pouvais-je bien m'attendre alors que je suis venu jusqu'à lui pour le féliciter ? Bien sûr qu'il allait finir par me remarquer. Je ne fais plus partie de la masse du public désormais. Je suis pleinement visible. Pire encore, il m'adresse la parole. Ce n'est plus possible pour aller se cacher et voiler l'émotion qui m'a traversé, l'admiration. C'est alors qu'il sourit. Si je suis un connaisseur ? Je fronce les sourcils. A-t-il compris que je joue de la musique aussi ? Connaîtrait-il seulement mon nom ? Si seulement. Oui, il est vrai qu'une foule apprécie ce que je fais, mais cette même foule est restée en Amérique. Et hélas, si j'osais remettre une patte là-bas, je sais que cela est à mes risques et périls. Qu'un ours féroce m'attendra patiemment pour me faire la peau. Je ne veux donc pas prendre le risque de voyager encore une fois et continuer à jouer comme je le fais autrefois. Au mieux, je pourrais toujours reprendre à zéro, à Inverness, mais je suis sûr que les gens feront probablement tout le nécessaire pour m'empêcher à faire quoi que ce soit. Je suis un chacal après tout. Certains habitants le savent déjà. Et qui sait, peut-être que la nouvelle est répandue aussi. D'ailleurs, en parlant de nature, je me rends compte que l'animal qui se trouve face à moi est tout aussi un métamorphe. Mais lequel, je n'attends qu'à le voir. Néanmoins, je quitte présentement mes pensées pour lui répondre. « - Hé bien. Je chantais et je jouais aussi de la musique. Avant. » répondis-je finalement timidement. C'est alors qu'il me remercie, avouant qu'il ne voulait pas la rater. Je souris. On veut tous être parfait et provoquer l'émotion chez les autres. Que nos fans passent une belle soirée grâce à nous. Mais nous ne sommes pas des êtres divins. Nous sommes des êtres humains. En quelque sorte. L'homme reprend alors sa concentration sur ses partitions avant de tourner les pages et de soudainement s'arrêter pour se tourner à nouveau vers moi et reprendre la parole, me demandait si j'avais une requête. Sur le coup, je ne m'attendais pas vraiment à ça. Je réfléchis un instant, cherchant un morceau. Quelque chose. Rien ne vient, je rougis alors à nouveau et bafouille. « - Non... Je ne pense pas... Pas vraiment... Je suis désolé... ». L'inspiration me manquait sans doute. Comme toutes ces choses que je pouvais faire avant en tant que leader de groupe. C'est comme si j'avais tout perdu. Le talent également.


Dernière édition par Barbie Gyles le Sam 13 Jan - 17:27, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Spirited away Lun 8 Jan - 17:38

Une incompréhension se lit dans les yeux du spectateur sans nom. Le genre d'impression qui laisse à croire que les paroles du pianiste ont amorcé un doux quiproquo involontaire. Bien sûr que non, Solel n'avait pas décelé l'attrait musical de son interlocuteur posté à quelques distances de lui. Pure coïncidence si sa question tira sur une corde sensible, peut-être restée endormie trop longtemps pour que le métamorphe félin ait pu en saisir l'essence de lui-même. Quand bien même les mélomanes se reconnaissent entre eux, par le silence et dans les yeux.
C'est un hasard.

"Vous chantiez ? Et de quel instrument jouiez-vous ? Le piano, peut-être." Ses épaules sautent sous l'effet du rire qui plaisante. "Ne soyez pas désolé, allons. La musique vous manque ?"

Partout où le solitaire allait, il emportait avec lui un amalgame de sourires construits pour chaque situations. Il donnerait celui de la compassion pour cet homme à l'animal dont la nature lui échappe encore. Une créature qui partage des airs de famille avec le loup, mais dont la doublure d'une certaine malice semble contredire cette supposition. Qu'était-il vraiment ? Faisait-il partie d'une meute ? Dans son esprit analytique et charognard, Solel aurait dit de cet homme qu'il porte avec lui le parfum d'un Ailleurs. Le genre d'Ailleurs qui n'apprécie pas les maillons d'une meute. Pourtant, d'autres odeurs agglutinent l'étranger, appuyant la possibilité qu'il n'est pas seul. Et sous son accoutrement, il ne dégageait pas non plus l'amateurisme. Avec le temps, on finit par reconnaitre les cachettes du talent.
La couleur monte aux joues homologues, et Solel y voit l'occasion de briser la glace.

"Vous avez vos cordes ; je suis prêt à jouer avec vous." Il lit la surprise. Bien sûr, c'est étrange, une proposition aussi soudaine. "Ne faites pas attention au public. Nous ne sommes que deux ménestrels, après tout. Eh bien, camarade dont j'ignore le nom, êtes-vous prêt ?"

Et ses doigts accompagneraient sans rechigner.
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Message(#) Sujet: Re: Spirited away Ven 12 Jan - 10:23


( spirited away )
- merry christmas mr. lawrence -
Le pianiste est soudainement piqué par la curiosité, sachant désormais que je suis moi-même un artiste. il me pose des questions alors, mais je n'ose pas vraiment. toujours pas. c'est comme si de grands secrets venaient d'être révélés. mes désirs les plus profonds. chanter à nouveau devant un public qui m'aime. « - ...de la guitare... oui... oui, la musique me manque... beaucoup... ». il rit pour plaisanter et il sourit par pitié. peut-être avait-il saisi depuis longtemps le mal qui était en train de me ronger depuis que je l'observe. pourtant, je me fais un mal de chien terrible pour me retenir à céder à la tentation de tout recommencer à zéro. de rechanter à nouveau. là, ce soir. proposition qui m'est, d'ailleurs, soudainement faite de la part du pianiste. mes yeux deviennent aussi ronds que des soucoupes alors que je le vois se préparer à jouer. « - je ne sais pas si cela est une si bonne idée... ». mais qui suis-je pour stopper un artiste dans sa symphonie ? je cherche alors un titre jusqu'à ce que l'un d'eux me viennent en tête. perfect. timidement mais sûrement, je commence alors à chanter. c'est comme si tout me revenait en mémoire. que je pouvais à présent prendre de nouveau le risque de m'exprimer. néanmoins, le public me terrifie encore un peu. ce n'est pas le même que j'ai pu connaître. je décide de fermer les yeux. de les oublier et de croire que nous étions que deux saltimbanques en quête d'expression, comme il me l'avait dit. pas un seul instant je ne défaille. pas un seul instant je me laisse déstabiliser par un quelconque bruit. j'ose même m'imaginer à nouveau sur scène. ça fait du bien. mais il en faut peu pour que la chanson arrive au bout de sa partition.j'ouvre alors ensuite à nouveau mon regard sur l'homme qui m'accompagnait, comme si je venais d'être tiré de mon sommeil, de mes rêveries. et dans un murmure, je m'adresse à nouveau à lui. « - je m'appelle barbie. barbie gyles. ». je dirais que j'en perdrais mes bonnes manières tellement j'ai été charmé par la chanson qui ne cesse de s'échapper dans ce restaurant, mais c'est faux. en réalité, je n'ai jamais eu de bonnes manières. je suis un être sauvage. j'ai seulement pris la décision de me dévoiler parce que j'en avais eu l'envie. que je me sentais plus à l'aise aussi... même si on ne pouvait également pas cacher le fait que le pianiste m'avait un peu forcé la main. il avait réussi à percer ma coquille.
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Message(#) Sujet: Re: Spirited away Jeu 18 Jan - 11:12

C'était vrai. Totalement vrai. Solel la main de fer dans un gant de velours : il persuadait derrière les mots mielleux. Derrière la tendresse d'un visage sans rides et sans fermeté. Pourtant, tout ce qui tenait de ses paroles aurait pu descendre du serpent, tant la composition de ses vocables mêlait le doux poison du mensonge à la sensation d'ivresse.
Il ne demeurait vrai qu'avec le clavier sous ses doigts, prêt à relâcher les sons et les partitions. Lorsque son invité de dernière minute osa la parole, le métamorphe au félin noir amorça son accompagnement et suivit le timbre singulier de son congénère au chapeau. À ce moment-là, on put presque déceler la présence de sourire sur les lèvres du musicien.

Perfect.

Et lorsque les derniers arpèges tombèrent dans l'atmosphère, le son s'acheva lui aussi, ne laissant plus que derrière eux un duo de l'improviste, rencontré sur les seuil de l'estrade. Son compagnon de symphonie déclina l'identité : Barbie Gyles.

"C'était avec plaisir." Un mouvement de tête, comme la révérence, remercia le nouvel interprète du Sherrington. Solel tourna son corps afin de faire face. Parallèlement, les animaux semblaient s'écouter chacun, et sa panthère ne grognait pas. Peut-être sentait-elle l'origine de son interlocuteur canidé. "Qu'est-ce qui vous a poussé à arrêter ? Vous avez le timbre atypique. De ceux qui surprennent avant de plaire, définitivement."

Une serveuse traversa l'assemblée, et à l'avertissement d'un levé de la main du pianiste, vint à la rencontre du duo musical pour abandonner deux verres sur le dos du piano. Merci très chère, au revoir. Le soliste est servi.
Verre à la main, rempli de l'ambre liquide, il était prêt à trinquer.

"Je ne vous ai jamais vu dans le coin. Et par voir, je sous-entends également la présence. Non, c'est la première fois que vous venez ici." Insolent de sa part était d'admettre qu'il pouvait connaitre chaque visage ici présent. Et pourtant, une aura particulièrement détachée et prenante enveloppait Gyles, comme s'il s'agissait d'une empreinte unique portée par un métamorphe à la longue histoire. "... Et j'espère bien vous revoir. Je m'appelle Solel. Solel Phoenix. Santé."

Claquement des boissons entre elles, signe d'une salutation cordiale, marquant l'ouverture de la relation entre deux mélomanes. Ni plus ni moins.
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Message(#) Sujet: Re: Spirited away Dim 21 Jan - 1:17


( spirited away )
- merry christmas mr. lawrence -
« - c'était avec plaisir. ». il me salua tandis que je semblais retomber dans un mutisme profond. honteux. confus d'avoir cédé à l'envie de chanter alors que cela faisait une éternité que je ne m'étais pas laissé aller. que je ne ressentais plus cette passion qui était pleinement humaine. celle de la vie, de la musique, du divertissement innocent. oh comme j'aimerais tout balancer pour me laisser pleinement aller à la tentation. juste oublier les intérêts des diverses meutes qui se battent futilement quand ils oublient de profiter de leur petite existence. ils ne sont que des bêtes sauvages, comme mes parents avaient tendance à répéter à l'égard de ceux et celles qui décidaient de vivre en forêt. j'en étais devenue une, moi aussi. et je ne savais pas si cela m'avait réellement changé en bien ou en mal. dans tout les cas, à la nouvelle prise de parole du pianiste, je savais que j'étais passé à côté de quelque chose. d'une superbe carrière. néanmoins, je n'oubliais pas pour autant les emmerdes que cela m'avait apporté de me lancer dans ces mésaventures artistiques. « - merci beaucoup... je... j'ai eu quelques problèmes. et puis, j'ai une mission à accomplir. ». je ne savais pas si cela était bon de me dévoiler de la sorte. après tout, c'est pas comme si cette histoire d'invasion de métamorphes ne touchait personne. dès que je serais perçu en tant que chacal ici, on pourrait m'obliger à quitter le lieu public. néanmoins, je quitte légèrement mes pensées lorsque l'individu fait un signe à la serveuse pour lui demander à boire ; une boisson dans laquelle je me perds en contemplation, hésitant à la boire maintenant ou à attendre. finalement j'attends avant que le pianiste ne reprenne la parole. « - je ne vous ai jamais vu dans le coin. et par voir, je sous-entends également la présence. non, c'est la première fois que vous venez ici. [...] ...et j'espère bien vous revoir. je m'appelle solel. solel phoenix. santé. ». santé. on trinque. je bois presque cul sec ma boisson avant de rétorquer à mon tour. « - enchanté... j'espère vous revoir également... et en effet, vous avez raison ; je ne suis pas vraiment du coup. ». renchérissais-je en souriant.
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Message(#) Sujet: Re: Spirited away Jeu 25 Jan - 20:13

Barbie évoqua soudain des problèmes, puis une mission à accomplir. Et cela suffit à faite tiquer le pianiste de curiosité. Quand on passe ses soirées à jouer du clavier, à voir défiler la clientèle et à écouter les voix qui se dispersent entre les chaises du restaurant, on finit par être au courant de la vie de bien des personnes. Et pas un autre que vous n'est au courant. Vous seul avez l'oreille qui traine, discrète mais affûtée. La bouche cousue de silence qui pourtant se garde bien de laisser fuiter les paroles incisives. Et vous ne vous contentez pas d'entendre : vous écoutez tout ce qui se dit.

Solel écouterait les mots du mélomane, soliste à l'animal caché, terré.

"Vous paraissez apporter bien des secrets avec vous. Pardonnez-moi, je ne peux pas dissimuler ma curiosité. J'aime apprendre de mes congénères musiciens. Ce sont les aléas qui forgent notre musique. La voix, dans votre cas. Elle raconte quelque chose, dites-moi." Il souriait, le chatouilleur de clavier. Sa panthère bâillait aux corneilles puisque l'animal de Gyles ne semblait pas vouloir faire surface. Une preuve d'un certain ennui, peut-être. Puis une nouvelle gorgée gratifia la pensée du pianiste dont l'ambre liquide filait à travers la chair. "D'où venez-vous ? Loin de moi l'idée d'être indiscret. Il arrive que les chemins se croisent puis s'éloignent, avant de se retrouver beaucoup plus tard. Inverness a l'air accueillante, n'est-ce pas ? Pourtant, je sens que vous comme moi comprenons qu'il se trame quelque chose. Vous êtes au courant ? Les disparitions." Point de soupçons ! Ne sois pas surpris et n'aie pas la peur au ventre : il s'interroge seulement. Impossible pour lui d'imaginer (pour le moment) que tu aies quelque chose à voir avec les rapts. Impossible, sauf si des mots de trop s'échappent d'entre tes lèvres.

L'ambiance a quelque chose d'électrique, détail que le métamorphe à la panthère perçoit.

"Vous restez tard ? Mon service est presque terminé. Je serais ravi d'être accompagné une dernière fois. Ce n'est pas un timbre qu'on croise partout."
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