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 Comme une enfant abîmée, dans un décor inanimé... [ Rafe & Lia ]

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Message(#) Sujet: Comme une enfant abîmée, dans un décor inanimé... [ Rafe & Lia ] Sam 30 Déc - 15:16

&

Titre à venir




Sauvage. S’était ce qu’elle était, à cet instant. Finie la jeune fille qui tentait de l’enfermer jour et nuit, qui l’ignorait à son plus grand damne. Fini les injections toujours plus fortes destinées à l’enfermer loin dans les méandres de son esprit. Elle était libre désormais, pour quelques heures, quelques jours si elle avait de la chance. Jusqu’à ce que sa rancœur la quitte, jusqu’à ce qu’elle soit apaisée, qu’elle ait réussi à extérioriser tout ce qu’elle était obligée de retenir en elle-même.

Sans doute prenait-elle de gros risques en vagabondant ainsi dans la forêt. Elle savait qu’il y avait des meutes, dans les alentours. Car si Lia s’obstinait à ne pas l’écouter et à la faire taire par tous les moyens, elle écoutait, elle. Chaque information était précieuse, d’une manière ou d’une autre. L’heure à laquelle le facteur passe. Les relations qu’elle entretient avec ses amis. Les horaires de chasses auxquelles Lia est invitée à se joindre, en tant que dernière représentante des Markenson. Toute information est bonne à prendre si elle souhaite survivre et c’est manifestement son cas.

Ses pattes foulaient l’herbe de la forêt avec une frénésie incontrôlable. Son cerveau tournait à mille à l’heure, s’imprégnant avec délice des sensations si longtemps refusée. La douceur des brins d’herbes, l’odeur de pin qui finirait par la calmer. Cette quiétude agitée, toujours ignorée par son hôte – c’est comme ça qu’elle avait fini par considérer Lia, une hôte dont elle empruntait le corps à la première occasion, une hôte trop bornée ou têtue pour l’accepter. La tigresse ralentit, soudain gagnée par la tristesse. Si seulement tout cela se passait autrement… Car elle était certaine que Lia finirait par mettre sa vie en péril, en agissant ainsi. Et la sienne aussi par la même occasion.

Cette fois, c’est la rancœur qui la prend et elle s’arrête, poussant un feulement de détresse. Peur, tristesse, colère, rancœur.. Espoir. Tant d’émotion qu’elle ne parvient pas à démêler. Si Lia s’est toujours montré calme et posée, c’est tout le contraire du tigre en elle, du moins pour le moment. Totalement perdue, noyée dans ce besoin de laisser s’échapper ce trop plein, elle ne se préoccupe pas de sa sécurité. Elle ne se préoccupe de rien si ce n’est d’un moyen de se calmer, de ralentir son cœur, calmer le tourbillon dans sa tête qui lui donne l’impression que son crâne va exploser. Elle n’aura jamais assez de temps pour réellement se calmer, elle en a consciente et les secondes qui s’écoulent sont une pression supplémentaire.

Il lui faut un moment pour remarquer qu’elle n’est pas seule. Reprenant réellement conscience de son environnement, elle redresse la tête, dégageant celle-ci de ses pattes sous lesquelles elle s’était enfuie, reprenant l’image bien trop humaine d’une femme se tenant la tête à cause d’une migraine. Cette fois, ses instincts reprennent le dessus et elle est sur ses quatre pattes en l’espace d’un instant. Le regard vif, presque fou, elle regarde autour d’elle. Un animal. Ou plutôt, un métamorphe. Une chance qu’elle soit capable de les reconnaitre, elle. Sans qu’elle ne le réalise vraiment, elle courbe le dos, sa gueule s’ouvre et un feulement méfiant lui échappe, destiné au métamorphe qu’elle ne voit pas encore.

Sa queue bat l’air, un tempo assez rapide. Que va-t-il se passer ? Elle avait toujours été persuadée que Lia serait celle qui provoquerait leur perte. Se pourrait-il qu’elle se soit trompée ?



@ pyphi(lia)
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alpha

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Les rps - Sam ; Alice ; Lou ; Adam & Intrigue

âge : 31 ans.
travail : Menuisier - il bosse de ses mains sans rechigner, tant qu'on lui fout la paix.
statut : Célibataire.
forme animale : Loup, au pelage noir comme la nuit et aux yeux d'or comme la lune.
don : Aucun don particulier, si ce n'est une puissance d'Alpha qui en ferait pâlir plus d'un.


Zone Rp : Shaya & Sam - la soeur et le frère.
Adam - l'Alpha d'en face, l'ennemi devenu ami.
Harrison - le 1er lieutenant et ami.
Alice - l'inattendue.
Lou - l'amie qui apaise.
Raven - le passé similaire.
Cate - la future associée entêtée.


disponibilité rp : Full.
pseudo : shadows.
célébrité : Jason Momoa.
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crédits : lux aeterna.
DC : @Logan Black

Message(#) Sujet: Re: Comme une enfant abîmée, dans un décor inanimé... [ Rafe & Lia ] Dim 31 Déc - 15:27

comme une enfant abîmée, dans un décor inanimé…


rafe & lia


Sauvage. C’était ce qu’il était à cet instant. C’était ce qu’il était chaque instant. C’était ce qu’il était fièrement. Le loup était un animal sauvage, c’était un fait. Rafe était l’homme qui le rendait moins sauvage – du moins était-il supposé l’être. Rafe n’était pas un modèle de courtoisie et de sociabilité, au contraire. Rafe était un homme froid, distant et fortement asocial. Du moins le prétendait-il et faisait en sorte de l’être. Son aura d’Alpha ne lui offrait pas nécessairement la tranquillité qu’il recherchait et désirait. Son aura d’Alpha attirait et calmait la plupart des métamorphes qu’il croisait sur son chemin. Il ne le faisait pas intentionnellement, sans cela il gagnerait sa tranquillité de corps et d’esprit. Rafe avait cette faculté, cette capacité à apaiser les tensions. Rafe avait cette faculté, cette capacité à offrir sa force. A offrir sa sécurité. Il était naturel pour tous ceux qui l’entouraient de l’apprécier, de le considérer comme leur ami et de lui être loyaux. Il pouvait se montrer aussi irritable qu’il le désirait, aucun d’entre eux ne lui avaient jamais tourné le dos. Il pouvait se montrer grincheux et désagréable, aucun d’entre eux ne le trahiraient. C’était là que résidait le véritable pouvoir de Rafe, et non pas seulement parce qu’il était un Alpha redouté et redoutable. Il avait gagné bien des combats, mais il en avait perdu tout autant. Ces expériences, douloureuses et difficiles l’avaient rendu plus taciturne et plus méfiant qu’il ne l’avait jamais été, mais il trouvait encore la force et le courage de ne jamais tourner le dos à ceux qui étaient dans le besoin. Comment aurait-il pu tourner le dos à ces métamorphes qui se faisaient attaquer depuis des semaines ? Comment aurait-il pu rester sans rien faire, pendant que les siens et d’autres sauvages innocents – comme ils aimaient les appeler – se faisaient traquer comme des bêtes pour être mieux tués ? Cela faisait plusieurs jours maintenant qu’il rôdait dans les bois chaque nuit ou presque – selon les rondes – à la recherche du moindre indice suspect. A la recherche de la moindre trace suspecte. A la recherche d’un détail, d’une erreur. A la recherche même du ou des responsables de la terreur qui régnait à Inverness depuis l’arrivée des chacals. Au fond de lui, il l’avait compris ce jour où l’incendie avait failli l’emporter. Les chacals n’étaient pas à l’origine des disparitions douteuses et inquiétantes de ces métamorphes solitaires ou pas. Ils étaient tout aussi touchés et attaqués que la meute Everdeen ou celle de Nessie. Et Rafe doutait fortement que l’Alpha des chacals autorisent clairement d’attaquer les siens pour donner l’illusion de.

Sauvages. Ils étaient des sauvages aux yeux des extrémistes. Ils méritaient d’être chassés. Traqués. Tués. Exterminés. Parfois même torturés. Qui étaient-ils pour s’accorder le pouvoir de vie ou de mort sur cette Terre ? Qui étaient-ils pour juger de qui méritait de mourir, ou de vivre sur cette Terre ? Pourchasser et tuer un métamorphe sans défense, c’était tuer par plaisir. Et c’était interdit. Condamnable. Intolérable. Insupportable. Rafe avait déjà tué dans le passé – métamorphes et humains. Pas parce qu’il en éprouvait un plaisir malsain et bestial. Mais bien parce qu’il n’avait pas eu le choix pour survivre. On attaquait, on payait le prix. Il avait subi les coups, les tortures, les abus, et il avait rendu justice lui-même quand la situation l’exigeait. Il ne regrettait pas la vie qu’il avait prise aux humains qui avaient osé le défier et attaquer sa sœur. Comme il l’avait dit à Shaya, il ne changerait rien s’il avait l’occasion de retourner dans le passé. Ces adultes pré-pubères avaient menacé sa vie et son innocence. Ils ne lui avaient pas laissé d’autre choix que la sauvagerie. Ainsi allait la vie.

Et il le savait au plus profond de son être, il le sentait dans ses entrailles, ces disparitions étaient l’œuvre des anti-métamorphes. Il avait lui-même essuyé une attaque quelques semaines auparavant – l’amenait à rencontrer Alice, la nièce de l’un d’entre eux. Il avait été grièvement blessé, au point que sans nul doute aurait-il disparu lui aussi dans la nature, si la jeune femme ne l’avait pas aidé. Parcourir la forêt chaque soir était donc vital et primordial. Il leur fallait surveiller leurs arrières, aussi sûrement qu’il leur fallait découvrir la vérité, découvrir les coupables pour les anéantir et cesser le massacre. Jusque-là, chaque soir il n’avait rencontré personne – excepté quelques membres de la meute Nessie, avec qui ils partageaient les mêmes ordres. Ils n’avaient trouvé aucune piste. Ils n’avaient aperçu aucune erreur. Rien qui ne puisse les amener à des réponses concrètes. Mais ce soir, ce soir il y avait un intrus. Une intruse. Ce soir, le loup perçu la présence du tigre. Ce soir, le loup perçu la présence de la solitaire. Ce soir, le loup perçu la présence d’un animal sauvage. Doucement, lentement, il avance entre les arbres. Doucement, lentement, il reste sur ses gardes. Son poil noir et ses yeux d’or lui offrent l’invisibilité qu’il désire. Elle est sur ses gardes aussi. Elle feule et menace, comme tout animal sauvage digne de ce nom. Il n’est pas là pour la chasser, ni pour la menacer, bien qu’il ignore qui elle est et ce qu’elle fait là. La méfiance est présente et palpable, autant pour l’un que pour l’autre. Mais il a l’avantage de la voir et de l’observer, quand elle ne fait que le sentir sans le voir, sans savoir où il est et savoir à quel danger elle va être confrontée. Il finit par se montrer, sortant de l’ombre de la nuit et laissant la lune le révéler au tigre. L’un feule, l’autre grogne. Le tigre est plus imposant, plus magistral, et pourtant le loup avance, le loup approche. Sans crainte, sans doute, sans appréhension. Le tigre est dominant, mais le tigre n’est pas Alpha. Le tigre est sauvage et insoumis, mais il n’est pas Alpha. Le loup tourne autour de lui, l’observe et le jauge. Le renifle, le découvre. Qui es-tu et que fais-tu là ? Qu’il semble vouloir lui dire. Le loup serait tenté de laisser Rafe prendre les commandes et venir poser les questions à l’animal – mais l’animal ne semble pas prêt à rendre les commandes à son humaine. A vrai dire, le loup a comme une impression de déjà-vu, dix ans plus tôt. Un soir aussi sombre que cette nuit. Un soir où il rencontra un métamorphe ignorant et désespéré. Un soir où il sauva une vie et gagna un premier lieutenant fidèle et loyal.

Mais quelque chose clochait ce soir. Quelque chose était… différent. Quoi ? Il l’ignorait encore.



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Message(#) Sujet: Re: Comme une enfant abîmée, dans un décor inanimé... [ Rafe & Lia ] Sam 6 Jan - 2:41

Le moins que l’on puisse dire était que Lia était prise par un violent conflit. Elle qui avait été élevée par une famille d’extrémiste avait toujours été reprise vis-à-vis de sa tendance laxiste auprès des métamorphes. Là où son entourage ne cessait de lui répéter qu’ils n’étaient que des monstres sauvages et ne méritaient pas d’avoir figure humaine, elle ne voyait qu’un enfant semblable à elle-même, sans savoir à quel point elle avait raison. Son don d’empathie devait surement y être pour quelque chose, tout comme l’animal qui sommeillait en elle et qu’elle n’avait pas encore connu. Peut être que si sa transformation avait eu lieu avant l’attaque, ses opinions n’auraient pas été si différentes. Peut-être qu’elle aurait eu l’occasion et la chance d’apprendre à connaître d’autre métamorphes, de réaliser que ses convictions étaient correctes et les choses auraient alors tourné autrement. Mais avec des peut-être, elle pourrait refaire le monde…

Le fait est que si elle avait toujours été intimement persuadée qu’il y avait du bon en chacun et que les métas ne pouvaient être que des bêtes assoiffée de sang, une soirée avait suffit à bouleverser ses idées. Tout comme elle avait bouleversé sa vision d’elle-même… Car ce soir là elle avait eu la preuve qu’ils disaient vrai. Ils avaient tous été massacrés : ses parents, ses frères et sœurs, sa tante, son oncle, ses cousins… sans doute devaient-ils avoir des informations pour savoir qu’ils seraient tous présents ce soir là. Personne n’avait été épargné, personne n’avait eu droit au bénéfice du doute. Une voix lui soufflait que ses parents employaient les mêmes méthodes, parfois même pire lorsqu’ils partaient en chasse, mais elle refusait de l’écouter. Inutile de dire qu’elle n’était pas encore venue à se poser des questions quant à la filiation, n’ayant pas encore réalisé que des parents totalement humain venant d’une lignée totalement humaine n’auraient pu donner naissance à un métamorphe.

Ce soir là, elle avait été la seule survivante et personne n’avait compris pourquoi, à part elle. Elle avait survécu car elle s’était transformée. Elle avait réalisé que ceux qu’elle commençait à détester étaient tout simplement comme elle. Serait-elle capable de faire cela, elle aussi ? Pourrait-elle dévaster et détruire une famille entière sans le moindre remord ? il était étonnant de voir à quel point cela lui posait un problème, alors qu’elle avait fini par s’habituer à le faire s’ils ‘était s’agit de méta. Ou du moins, elle ne s’était jamais réellement posé la question…

Une part d’elle refusait cet état de fait. Elle refusait d’être coupable de ce genre de crime, pourtant sa famille l’avait été sans le moindre remord. Son côté humain réclamait la vengeance, et sans doute n’aurait-elle aucun remord à appuyer sur la gâchette si jamais elle se trouvait face aux responsables de ce massacre. Etonnement, s’était son côté tigre qui la freinait : si l’animal était revenchard par nature et aimait la traque, il était également conscient d’une chose : s’ils avaient appris la véritable nature de Lia, leur véritable nature, ses parents et sa famille n’auraient pas non plus hésité une seconde avant de les abattre, prétextant qu’il s’agissait de son bien et qu’ils faisaient cela pour lui épargner une vie de chaos et de douleur. Il n’était donc pas question de traquer et d’exterminer ceux qui avaient permis son apparition et leur avait probablement sauvé la vie.

Il semblerait que le tigre ait une plus grande influence sur Lia que ce qu’elle ne voudrait penser. Ce qu’elle accepterait. En effet, la jeune fille s’évertue à le repousser loin dans sa conscience, son esprit, son inconscient même, s’abrutissant de ces stupides produits qui le baîllonaient et l’empêchaient de communiquer. Peut-être pourrait-il trouver un terrain d’entente avec elle, si jamais elle avait ne serait-ce qu’accepté d’entamer un dialogue avec sa moitié intérieur ? Rien n’était moins sure, mais le tigre aurait au moins aimé essayer. Car même dans des moments comme celui-ci où il prenait le dessus, il lui était impossible de communiquer avec l’humaine sans qu’il ne sache pourquoi. La vérité était que la surdose finissait par avoir l’effet inverse et que Lia se retrouvait elle-même prisonnière de son inconscient qui prenait ensuite soin d’effacer toute trace de cette idée perturbante. Le cerveau était une bien étrange machine…

Bien loin de se douter des disparitions récentes, Lia errait dans les bois. Le tigre portait le même nom qu’elle, après tout ils ne formaient qu’un. Il faudrait juste du temps à sa forme humaine pour l’accepter… et encore plus pour l’écouter, sans doute.

Cependant, bien qu’ils partagent la même vie, les même souvenirs et le même corps, le tigre aurait été bien incapable de te reconnaitre. Bien des années s’étaient écoulées depuis les jours où la petite fille t’avait aperçu dans la cour alors qu’elle accompagnait ses parents. Des années bouleversante et emplie de contradiction et d’émotion. Elle avait vu tant de visage là bas, comment aurait-elle pu tous les mémoriser ? Pourtant, son sens de l’empathie semble réaliser que ces émotions ne lui sont pas totalement inconnues. Dans un passé lointain, auquel il n’a plus vraiment accès, il t’a déjà croisé.

Oreilles baissées, queue battant l’air à un rythme indiquant clairement le malaise, le félin laissa échapper un grondement. L’excitation de la course était retombée, ne restait plus que la méfiance et la conscience d’un combat à venir, très certainement. Pourtant, il n’attaquerait pas en premier. Il ne voulait pas tuer : trop de sang maculait déjà les mains de son humaine, trop de sang des siens. Il se défendrait s’il en avait le besoin, pourtant. Pattes repliées, ses pupilles se dilatent et se fixe sur toi. Il a fini par te repérer.

Il sent ta méfiance, et la sienne reste égale. Au moins un point commun entre vus. Pourtant pas d’intention belliqueuse, du moins il n’en a pas l’impression. Il tourne également, ne lâchant pas le contact physique. Un peu confiant, mais pas trop tout de même : tourner le dos à un animal inconnu reviendrait à signer sa mort, et il n’a aucune envie que sa vie s’arrête. Pas si tôt, pas alors qu’il n’a toujours pas progressé avec son humaine. Pas alors qu’elle n’a pas encore réellement commencé…

Pourtant l’aura d’Alpha fait son effet. Peu à peu, la frénésie qui habitait le tigre se calme, il s’apaise, lentement mais surement. Sans qu’il ne s’en rende réellement compte, son rugissement se transforme en souffle, ses pattes se baissent et il se couche sur le tapis de feuille humide. Il n’attaquera pas.

De ses grands yeux bleus, il te dévisage. Et toi que vas-tu faire ? La méfiance est toujours là, mais le calme garde le dessus. Pour le moment. Un geste brusque, et il partira aussi vite qu’il est arrivé, c’est sur et certain. Il ne te connait pas, il est méfiant.

Mais peut être est-ce sa chance. Une chance de demander de l’aide, d’espérer sans réellement se l’avouer : si ce métamorphe a un tel effet sur lui, peut-être parviendra-t-il à approcher l’humaine ? Peut-être sera-t-il capable de la laisser s’ouvrir ? Des espoirs qu’il ne parvient pas à communiquer…

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Message(#) Sujet: Re: Comme une enfant abîmée, dans un décor inanimé... [ Rafe & Lia ] Lun 8 Jan - 17:55

comme une enfant abîmée, dans un décor inanimé…


rafe & lia


Il lui est déjà arrivé de rencontrer des métamorphes – de toutes espèces – dont il ignorait absolument tout. Que ce soit dans ces forêts alentours, dans Inverness même, ou ailleurs. Il lui est déjà arrivé de croiser des métamorphes qui s’ignoraient – la preuve étant évidente avec Harrison. Il lui était arrivé de croiser des métamorphes qui détestaient leur nature. Il lui était arrivé de croiser des métamorphes capables de torturer et d’assassiner les leurs, sans aucun scrupule, par haine, par folie ou par simple colère spontanée. Lorsqu’il était sorti de cet enfer qu’avait été la maison de redressement, il avait parcouru le monde à la recherche d’une liberté perdue. Il avait parcouru le monde à la recherche d’une rédemption qui ne viendrait sans doute jamais. Il avait parcouru le monde à la recherche d’une paix introuvable. C’est qu’il en avait vu des horreurs, Rafe. C’est qu’il en avait fait des erreurs, Rafe. C’est qu’il en avait des remords, Rafe. C’est qu’il en avait des regrets, Rafe. C’est qu’il n’était plus le même, Rafe. A la maison de redressement, il n’avait pas seulement payé pour ses péchés et ses fautes. A la maison de redressement, il n’avait pas seulement appris de ses erreurs. A la maison de redressement, il avait appris la perversité. A la maison de redressement, il avait appris la cruauté. A la maison de redressement, il avait appris à subir, à encaisser, à supporter. A la maison de redressement, il avait appris à craindre, à défendre, à effrayer. Quand l’homme désirait faire mal, il s’en donnait à cœur joie. Quand l’homme désirait prendre, il s’en donnait à cœur joie. Quand l’homme désirait posséder, il s’en donnait à cœur joie. Quand l’homme désirait faire couler le sang, il s’en donnait à cœur joie. Les anti-métamorphes s’imaginaient souvent intouchables et impénétrables lorsqu’ils avaient le statut de dominant – en l’occurrence lorsqu’ils dirigeaient une prison métamorphes. Les anti-métamorphes s’imaginaient en sécurité à travers ces barreaux et grâce à la justice qui avaient amené ces condamnés à purger leur peine dans leur prison dorée. Oh, cette prison était réputée. Oh, cette prison était valorisée. Oh, cette prison offrait de grandes valeurs. Pourtant, cette prison puait le vice. Pourtant, cette prison puait le sadisme. Pourtant, cette prison puait l’enfer. Parce qu’ici, on y entrait vivant, mais on en ressortait comme mort. Parce qu’ici, on recevait des coups de fouet. Parce qu’ici, on était abusés. Parce qu’ici, on était maltraités. Parce qu’ici, on était humiliés. Parce qu’ici, on était torturés. Rafe n’oublierait jamais ces cinq années. Jamais. Comme il ne saurait jamais oublié chaque personne croisée, chaque individu rencontré.

Son instinct lui criait que toi, toi il t’avait déjà vu. Son instinct lui criait que toi, toi il t’avait déjà rencontré. Pas ton tigre, non. Mais toi, l’humaine qui se cache derrière ces grands yeux bleus. Mais toi, l’humaine qui se cache derrière cette crinière blanche. Alors il tourne, le loup, il inspecte le loup, il observe le loup. C’est qu’il est méfiant, le loup. C’est qu’il est prudent, le loup. C’est qu’il est insoumis, le loup. C’est qu’il est sceptique, le loup. Ce jeu silencieux semble s’étendre à l’infini, car aucun de vous ne courbe l’échine, aucun ne baisse le regard, encore moins la garde. C’est que tu te trouves sur son territoire, au loup. C’est que tu es un intrus, pour le loup. Vous avez du mal à communiquer, le loup et toi, parce qu’il n’y a aucun lien entre vous. Vous avez du mal à communiquer, le loup et toi, parce que tu es tigre et lui est loup. Ce qu’il cerne, le loup, c’est que tu es perdue. Ce qu’il cerne, le loup, c’est que tu es malheureuse. Ce qu’il cerne le loup, c’est que tu es perturbée. Ce qu’il cerne, le loup, c’est que tu ne fais pas qu’un avec ton humaine. Ce qu’il cerne, le loup, c’est qu’elle n’est pas vraiment là, l’humaine. Et le temps passe, et la nuit avance. Et le temps passe, et les premières lueurs du soleil apparaissent. Et le temps passe, et vous vous faites face. Et le temps passe, et aucun de vous ne semble décidé à rendre sa place à l’humain. Rafe est pourtant là. Rafe observe. Rafe patiente. C’est qu’au-delà de son besoin de te parler et de te confronter, il a besoin de savoir d’où il te connait.

Sans doute commet-il une erreur. Sans doute ne devrait-il pas se transformer. Mais il le sent, le loup comme l’humain, que tu vas partir. Il le sent, que tu vas disparaitre. Il le sent, qu’il n’aura jamais sa réponse. Ainsi l’animal laisse place à l’homme. Et ce sont des yeux plus sombres qui se plantent dans le tien. « Qui es-tu ? » qu’il demande de sa voix rauque de ne pas avoir parlé depuis trop longtemps. « Où nous sommes-nous rencontrés ? » qu’il demande, persuadé qu’il te connait.



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Message(#) Sujet: Re: Comme une enfant abîmée, dans un décor inanimé... [ Rafe & Lia ] Dim 14 Jan - 14:12


*La jeune femme faisait partie de eux que tu décrivais, sans vraiment l’être. Car elle ne s’ignorait pas, elle se muselait. Bien trop consciente du fait d’être une métamorphe, d’être comme ceux qui avaient pris la vie de sa famille et failli prendre la sienne. Les métas n’étaient que des êtres assoiffés de violence et de vengeance et cette haine qui l’habitait désormais, en plus du massacre auquel elle avait assisté ne pouvait que confirmer ses impressions. Elle était des leurs. Elle chassait, torturait et tuait – quoi qu’en de rares occasions, beaucoup trop tiraillée à cause des émotions que son don d’empathie lui faisaient ressentir. Mais elle devait sauver les apparences face aux autres extrémistes qu’elle connaissait, sa famille ayant presque été transformée en martyr dans ce milieu. Une pauvre famille interrompue pendant un repas familiale et tout simplement décimée. Une seule survivante, la pauvre petite. Les regards de pitiés étaient nombreux, et l’empathie qu’elle ressentait alors était bien trop douloureuse pour qu’elle n’accepte de rester avec eux. Pourtant la logique aurait voulu que cet événement la transforme en une tueuse froide et sanguinaire. Et il lui arrivait de l’être, parfois. Lorsque la colère devenait plus forte, lorsqu’elle parvenait à étouffer cette empathie et que les cris et visage de ceux qu’elle avait aimé revenaient hanter son esprit.

Jamais pourtant elle n’avait pris la peine de se demander la raison de cet accès de rage meurtrier. La raison pour laquelle ils s’en étaient pris à des enfants, à des êtres encore innocents et bien trop jeune pour comprendre ce qui était en train de leur arriver. Jamais elle ne s’était demandée si sa famille leur avait fait quelque chose, ce qui aurait pourtant été légitime. Ses parents ne cachaient pas leurs opinions, et ne rataient jamais une occasion de prouver celles-ci, que ce soit en s’en prenant à un métamorphe ou en harcelant le conseil et quiconque les approchait pour bannir les métas. Les métas étaient un poison. Ils étaient leur poison, bien ironiquement.

Pourtant ils n’étaient pas tout blancs, ses parents. Nombreux avaient étés les animaux ramenés chez eux afin de lui expliquer, à elle et ses frères et sœurs, les différentes manières de traiter un méta. Elle n’avait jamais réellement approuvé – sans doute une réminiscence de sa nature méta qui s’exprimait alors ? a moins qu’il ne s’agisse simplement de son don d’empathie – mais n’avait pas, pour autant, eu la force de s’opposer à ses parents. Ils étaient adultes, ils avaient plus d’expérience. Ils savaient mieux qu’elle ce qui était le mieux, elle en étiat persuadée.

Elle les accompagnait partout, lorsqu’elle n’était pas à l’école. La trouvant bien trop sensible à la cause des métas, ils ne la lâchaient pas, faisant tout pour la convaincre que leur cause était la bonne. Il aura fallu qu’ils y perdent la vie pour qu’elle en soit totalement convaincue… Mais en attendant, lorsqu’elle s’aventurait avec eux dans ces écoles pour métas qu’ils géraient, elle ne pouvait s’empêcher de sentir un pincement au cœur. Parfois elle profitait du fait que l’attention de ses parents était détournée pour aller jouer avec ces enfants, mais cela ne durait jamais longtemps : elle se faisait gronder par ses parents, avant d’être précipitamment emmenée loin d’eux. Trop dangereux, disaient-ils. Ils sont gentils, disait-elle. Et ils échangeaient un regard presque désespéré, avec une pointe d’attendrissement devant la naiveté du regard que portait leur fille sur le monde. Si seulement tout était aussi simple…

Des enfants de son âge, plus jeune ou plus âgé elle en a côtoyé. Elle ne se souvient plus de tous, elle n’en a qu’un vague souvenir. C’est plus facile de ne pas se souvenir de ces enfants innocents qui, eux, n’avaient pas forcément fait quelque chose de mal si ce n’est se défendre. C’est plus facile d’oublier les bons côtés des métas pour pouvoir les détester. S’était plus facile de t’oublier toi aussi.

Malgré tout ses efforts, son tigre aussi a oublié. Il est trop muselé, trop barricadé pour pouvoir faire quoi que ce soit et en tant que simple spectateur il ne peut que subir. Il est malheureux le pauvre, autant qu’elle est malheureuse. Elle est inconsciente, et lui a peur parce qu’il sent qu’elle est en train de le détruire. De les détruire tous les deux parce que quoi qu’elle en dise, elle est lui et il est elle.

Le tigre te fixe, grands yeux pâles si différent du regard noisette de son humaine. Il penche la tête sur le côté, loin d’être effrayé par ton côté humain. Il aimerait pouvoir en faire de même mais il ne le fera pas : il n’a que quelque instants de libertés, et s’il rend le contrôle à l’humaine il ne le récupèrera pas avant longtemps. Il ne veut pas les perdre.

Pourtant, tes questions le touchent. Il ne peut pas répondre, il ne le sait pas lui-même. Mais ce qu’il peut faire, c’est t’indiquer où trouver tes réponses. Si tu ne te présentes pas en tant que méta elle ne tentera pas de te faire de mal. Alors le tigre se redresse, il sait, il sent qu’il n’a plus beaucoup de temps de toute manière. Un coup de tête, il espère que tu comprendras. Il ne peut parler, il ne reste que les gestes : après t’avoir indiqué à sa manière de le suivre, il s’élance dans les bois. Sans doute trop rapidement pour un humain mais il ose espérer que tu pourras le suivre sans problèmes.

Slalomant entre les arbres, il finit par s’arrêter devant la maison de Lia. Une demeure tristement connue à Inverness pour le massacre qui y a eu lieu quelques années auparavant. Une demeure connue pour être habitée par la seule survivante du massacre. Pour avoir appartenu à une famille d’extrémistes qui avaient presque tous perdu la vie en une nuit.

Il ne peut rien te dire d’autre. S’il laisse la place à l’humaine – il ne eput se résoudre à l’appeler Lia – elle saura. Elle tentera de te tuer, peut-être. Mais le tigre comprend, il est certain d’une chose : tu peux l’aider. Tu peux aider l’humaine, l’empêcher de les détruire tous les deux. Il ne sait pas comment cependant, mais c’est tout ce qui lui reste : l’espoir*
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Comme une enfant abîmée, dans un décor inanimé... [ Rafe & Lia ]
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