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 Il jouait du piano debout [ Solel X Lia )

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Message(#) Sujet: Re: Il jouait du piano debout [ Solel X Lia ) Ven 9 Fév - 15:34

Il avait posé ses paumes sur les hanches de Lia comme si ça allait de soi, comme si le corps ne pouvait appartenir à un autre que lui. Même avant et pendant l'acte, Solel marquait cette possessivité diabolique dans tout ce qu'il entreprenait, sans doute était-ce là le reflet de sa panthère qui aurait tourné au rond autour de sa proie jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'autre solution que de sauter dans la gorge du fauve pour se dépêtrer de la ronde infernale.

Viens, susurrait-elle, ouvrant la marche jusqu'à l'étage pour découvrir une porte menant sur une chambre spacieuse, la sienne, à n'en point douter. Interrupteur appuyé pour appeler la source lumineuse au-dessus des têtes liées. De là, les bouches ne se quittent plus, scellent entre elles le désir puissant d'une union réciproque, équivoque. Les lèvres du pianiste n'attendaient pas l'autorisation pour goûter à la lippe inférieur de la brune, traverser puis rencontrer l'arôme de Lia, dévorer lentement la chair que caressait sa peau puis engendrait un ballet de douceur avec la violoniste. Une douceur qui détonnait avec ses gestes méticuleux, bruts et sévères. Il fallait rompre après quelques instants pour reprendre la force du souffle, mais rien d'urgent puisque l’œuvre s'enchaînait de plus belle, les doigts de l'homme explorant la crinière puis la nuque et enfin la poitrine de la mélomane. Lentement ils s'attiraient ensemble au pied du lit, ôtaient avec empressement les couches de tissus qui s'opposaient à ceux qui n'attendait plus que de ne faire qu'un. Il eut fallu se débattre avec la robe ébène de Lia, fermeture éclair descendant le long de sa colonne vertébrale, effeuillée à l'aveuglette par Solel qui se laissait dévêtir sous la volonté de sa compagne. Le métamorphe sentait la fraicheur mordre ses épaules puis ses bras et l'entièreté de son corps au fil que les textiles chutaient sur le plancher. Et il était complètement nu l'homme au fauve, la chaleur de sa peau communiquant avec celle de Lia qui avait rejoint la même condition que lui. Tous deux se laissent échouer sur le moelleux des draps, à la recherche des lèvres de l'autre, de cette brûlure animale qui traverse jusqu'à leurs entrailles, réflexion des deux félins qui se cherchent, qui s'attaquent, qui se tournent autour et qui cognent les fronts pour une ultime tendresse. Panthère comme homme étaient en symbioses, réclamaient avec la présence féminine qu'ils dépossédaient de tout.

Elle était à lui, pour lui.

À califourchon sur le corps fragile, pas une parole ne trahissait le regard onyx d'où naissait la flambée d'un désir évident. Jamais il n'aurait pu croire qu'il était en train d'ôter la pureté de Lia. Ce faisant, il échangea un chaste baiser du bout des lèvres, avant de glisser à la naissance de son cou, puis d'apposer une nuée de douceur sur la courbe de ses seins, les mains parcourant les hanches féminines et caressant le début de ses cuisses, sentant la chaleur vibrer sous lui. Son souffle se hachait, plus bref, plus rapide, plus pressé. Les yeux clos, un million de couleurs lui explosaient à la figure alors que son ouïe se laissait bercer par les soupirs de Lia. C'est ça, il s'abandonnait complètement pour cette femme, enivré par le plaisir ou on ne savait quoi d'autre de plus fou que seule sa panthère aurait probablement su distinguer.

Au plus près du corps, Solel laissait deux jambes encadrer sa taille, pendant qu'il s'accaparait la voix de la brune dans une passion dévorante. Et il patientait, d'un air avide, le moment où on lui autoriserait à s'affranchir de cette ultime frontière qui le sépare du nid de chaleur émané par la joueuse de son.
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Message(#) Sujet: Re: Il jouait du piano debout [ Solel X Lia ) Dim 18 Fév - 23:19

*Elle se serait crue dans un autre monde. Un monde où elle n’avait à se soucier de rien, où elle pouvait simplement se laisser aller dans les bras d’un quasi inconnu – quasi car elle connaissait son nom, voilà tout. Elle ne savait rien de plus de cet homme et voilà qu’elle l’invitait chez elle, le dirigeait dans sa chambre. Voilà qu’elle cherchait ses lèvres avidité, frissonnait sous ses caresses et se sentait embrasée sous ses baisés.

Le désir la dévorait, chaque seconde de plus en plus intense. Il lui en avait fallu du temps pour comprendre ce qui la consumait, et encore plus pour comprendre ce qui allait arriver. Une partie d’elle l’avait comprise depuis un moment déjà, depuis que tu l’avais rejointe au bar, peut être même depuis que vos musiques s’étaient jointe comme vous étiez sur le point de le faire.

Rien ne laissait percevoir que la jeune femme était encore ingénue. Devrait-elle te le dire ? Sans doute, mais elle ne l’osait pas. Cet instant lui semblait magique, feutré et si fragile qu’un mot de travers pourrait le briser. Alors un aveu pareil… de toute manière, elle ne voulait pas s’arrêter. Ses doigts se perdent sur la nuque du pianiste, parmi les mèches courtes qu’elle n’avait pas conscience de tant vouloir caresser.

Dans un bruit feutré sa robe tombe à ses pieds, elle l’éloigne sans même y penser. Rien n’a plus d’importance, si ce n’est cette vague de désir plus forte à chaque seconde qui passe. Il faut dire qu’en plus de son propre désir, elle ressent le tiens avec une force inhabituelle. Sans doute parce qu’elle s’est plus ouverte avec toi qu’avec les personnes qu’elle a pris l’habitude de cotoyer. Mais l’habitude n’a pas sa place ce soir.

Ses gestes sont fébriles, quelque peu maladroits, mais elle n’épargne aucune partie de ton corps qu’elle découvre avec une presque fascination. Alors c’est ainsi, un homme ? Sans prendre le temps d’y réfléchir réellement elle se contente de suivre son instinct, enroulant ses longues jambes galbées autour des hanches du pianiste. Un moyen de s’offrir à lui autant que de l’empêcher de s’éloigner : à l’instant elle est persuadée de se consumer si vous vous arrêtiez là.

Ses doigts remontent lentement dans ton dos, tandis qu’elle rouvre les yeux qu’elle avait fermé. Ses yeux noisettes tombent dans un puit ébène, son souffle court se mélange au tiens. Un instant qui semble durer bien longtemps alors qu’à peine une seconde s’est écoulée.

Elle ne dit rien, elle agit, rapprochant d’un léger mouvement son bassin du tiens. L’instant semble si fragile qu’elle n’ose pas parler, mais elle est sure d’elle. L’inconnu ne lui fait pas peur, au contraire : un léger pincement la traverse, mais il est bien vite remplacé par une douce chaleur. Une chaleur qui monte, qui l’étreint, une chaleur double tandis que son ventre se ressert avec délice.

La jeune femme remarque bien que tu es surpris. Elle espère que tu ne lui en voudras pas de t’avoir caché sa virginité. Comme pour te dire de continuer elle reprend tes lèvres avec une certaine passion, qui si elle ne lui ressemble pas est bien loin de refléter celle qui l’habite actuellement. Le plaisir est présent, mais pas seulement : l’impression de communion, de ne plus faire qu’un avec toi est tellement grisante qu’elle ne tarde pas à se laisser aller sous l’émotion et les sensations. Il n’y a plus de Lia, Solel, de métier ou quoi que ce soit : dans son esprit il n’y a plus que vous, deux amants d’un soir, un soir inoubliable.

Il lui faudra un moment pour reprendre son souffle et réellement revenir à elle. Lentement elle rouvre les yeux, le souffle court et les joues encore rouge. Elle se redresse légèrement, te cherchant du regard. Que vas-tu penser ? Vas-tu te mettre en colère ? Soudain inquiète, elle se mord légèrement la lèvre. Qu’était-elle censée faire à présent ? Encore une chose dont elle n’a aucune idée..*
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Message(#) Sujet: Re: Il jouait du piano debout [ Solel X Lia ) Jeu 22 Fév - 14:30

Allers-retours. Solel comme la bute sur les continents, faisait chavirer le navire sans s'arrêter, sans ployer. Il entendait les souffles chauds nourrir un peu plus ses idées brouillées, noyer l'équipage et plonger toujours plus profondément à chaque coup de proue. Annoncé avec presque tendresse et dévotion, il avait intégré un tapis de chaleur immense, furieux et ravageur qui pliait son front d'une énième supplique comme s'il avait attendu ça pendant trop de temps. Sous lui, la tigresse émettait des râles au départ trop camouflés, trop retenus, avant de se laisser aller dans la danse. Et elle suivait le rythme amorcé, caressait vents et marées dans les mèches brunes au-dessus d'elle, susurrait Continue, continue. La panthère était heureuse. Elle roulait sur le dos, frottait du museau contre la texture duveteuse dont elle s'était sentie recouverte grâce à son musicien. Plus délicieux qu'une félicitée, plus aventureux que n'importe quelle épopée. Du bonheur à l'état pur, primitif et soigné, comme si tout cela avait été le fruit d'une promesse silencieuse dont les fils naviguaient au rythme de la mélopée qu'on pouvait encore entendre au creux des tympans. Au moment de s'insinuer, il avait senti qu'une mince frontière lui avait fait barrage mais la brève pensée d'une première fois s'échoua trop vite dans les limbes pour qu'il puisse simplement daigner faire demi-tour. C'était déjà trop tard, les corps avaient été mariés.

Des secondes qui apparaissent comme l'éternité cueillent les créateurs de son dans toute une quadrichromie de couleurs, de celles qui naissent au coin de l'oeil et font taire les paroles sensées pour les transformer à ce qui ressemble à la complainte de plaisir, des grondements d'à peu près douleur pour maquiller la symphonie derrière. Ce n'est que bon et divinité, et il faut encore plusieurs minutes pour que l'homme se sente tout à fait satisfait de son odyssée, achevant son parcours fastidieux avec un ultime soupir réfréné par les yeux clos logés quelque part dans l'enfoncement de l'épaule de son adorée. Il s'oublie, fait tomber le couperet sur les sens et couvre la peau brûlante sous lui de baisers, d'amour subit et violent, d'une rage calculée et amoureuse. Au plus près du corps. Les jambes nouées autour de sa taille le lâchent progressivement, succombent et retournent dormir au cœur des draps. Une vague salvatrice a pris le félin au moment de libérer l'apothéose et maintenant, le voilà qui plonge à son tour entre les pans de tissus immaculés, accompagné de sa violoniste porteuse de crins mélomanes.

C'est fini. Le chaud redescend doucement mais continue de chasser toute impression de fraicheur. Les épidermes l'un sur l'autre, vibrent et découvrent quelques dernières caresses, rapprochent les deux entités qui n'avaient formé qu'une. C'est incandescent et ça consume le corps, les reins, le cœur entre les côtes cintrées. Avec les derniers élans de lucidité il se dégage, rejoint la place à gauche alors que son nez reste tourné vers le visage féminin. Et elle est belle, qu'il se dit, le pianiste. Il s'en fait un portrait et, inconsciemment, en grave l'image entre deux autres souvenirs marquants dans sa mémoire. Contempler le profil qui s'offre à lui, mutin. La pulpe de ses lèvres qui rejettent encore les aléas de bien-être, les paupières abaissées qui se lèvent de leur torpeur, le balayage discret qu'effectuent la chute de ses cheveux. Tout y est. Et Solel, d'un geste de la dextre qui se veut doux, silencieux et appliqué, caresse avec délicatesse la joue écarlate de la musicienne, attire le regard noisette vers lui. À bien regarder, c'est un sourire qu'on voit se dessiner à la pointe de ses lèvres. En lui le félin s'est laissé tomber sur le sol de poussière, comme épuisé après l'effort. Il battait encore des oreilles, se demandant où était le tigre.

Il reste un silence. Pour ne rien briser, pour ne rien supprimer du flottement étrange et mystique qui les enveloppe. Toujours suspendu dans le temps sans rien pour le faire échouer, il ne se posait pas de question sur l'état dans lequel il avait pris possession du corps de Lia. Est-ce que ça lui avait fait mal ? Oh elle n'aurait pas ce visage si ça avait été le cas. À quoi pense-t-elle ? Quelque chose qui relève de l'intuition dirait qu'elle... s'inquiète. Qu'elle est soucieuse. Et qu'en même temps, elle baigne dans le même océan de volupté que lui quelques secondes auparavant. Les bouches sont scellées par le pacte de l'omerta, mais celle du solitaire s'approche et referme les distances, se pose à peu près au même endroit que ses doigts tantôt sur la joue chaude puis remonte jusqu'à la commissure des lèvres pour finalement les capturer toutes ensemble. Il ne laisse pas de place au doute, à la peur, et rassemble le corps découvert de la tigresse tout contre lui, s'adonne à une nouvelle étreinte où l'échange se fait plus long et toujours plus tendre. Au fond de lui le myocarde fracasse contre la cage osseuse, pompe le sang comme si tout était prêt à partir pour elle.

Pour Lia.
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